Josée Verner atteinte d'un cancer

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La sénatrice Josée Verner

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(Québec) L'ancienne ministre conservatrice de la région de Québec Josée Verner mène actuellement un rude combat contre le cancer du rectum, une maladie dont on ne parle pas assez, dénonce-t-elle.

La tumeur qui l'accable est «très avancée» et qualifiée de stade 3, mais «les ganglions sont non atteints et il n'y a pas de métastases», explique au Soleil la sénatrice.

Ayant reçu son diagnostic il y a à peine trois mois, Mme Verner a depuis subi - et elle insiste sur l'utilisation du verbe «subir» - des traitements de radiothérapie et de chimiothérapie en prévision de l'opération qui vise à retirer sa masse cancéreuse de 4,3 centimètres. Cette opération devrait avoir lieu dans un peu plus d'un mois.

«Pendant six semaines, à tous les matins, je me rendais à l'hôpital pour subir ma radiothérapie», raconte celle qui gardera un douloureux souvenir de cette première série de traitements venant tout juste de se terminer. «La radiothérapie, ça brûle la tumeur. [...] Pour une femme, avec toutes les muqueuses dans ce coin-là, c'est pénible», souligne-t-elle.

Qui plus est, des traitements de chimiothérapie visant à «rendre la radiothérapie encore plus performante» l'ont drastiquement essoufflée. «Le problème d'un cancer, c'est que tu perds le contrôle de ton agenda. Et ça, j'ai beaucoup de misère avec ça. [...] Normalement, en congé ou en vacances, mon mari et moi, on s'entraîne six jours par semaine. Là, d'être prise dans mon fauteuil, c'est difficile pour moi. [...] Tout ce que j'ai en tête, c'est de reprendre le contrôle de ma condition physique.»

Sur les ondes de Radio-Canada, elle raconte être actuellement trop faible pour «aller prendre une marche ou faire l'entretien de ses plates-bandes».

Après l'opération suivront d'autres traitements de chimiothérapie, qui s'étaleront sur quatre mois, mentionne avec appréhension Mme Verner.

«Le [traitement de] quatre mois me fait peur, beaucoup, alors je n'y pense pas.»

Josée Verner espère une «guérison pleine et entière». «Je voudrais que ce soit un accident de parcours dans ma vie», a-t-elle confié à Radio-Canada.

Elle demeure toutefois réaliste. «Si, dans un scénario idéal, ça me conduit à janvier [la fin des traitements], c'est pas en février que je vais être top shape! C'est un gros contrat.»

Les médecins sont optimistes, ils estiment ses chances de guérison à 75 %.

Mme Verner confirme vouloir retourner au travail, mais admet que cet objectif n'en est pas un prioritaire actuellement. «J'essaie de ne pas penser trop loin.»

Pour le moment, elle dit se concentrer sur «les bébés», ses deux nouveaux et premiers petits-enfants, qu'elle ira visiter bientôt. «La pause [d'ici à l'opération] que je vis présentement devrait m'aider à prendre des forces», rapporte celle qui dit avoir trouvé particulièrement difficile la tâche d'annoncer son diagnostic à ses trois enfants. «Tu frappes à grand coups de massue dans leur bonheur», a-t-elle d'ailleurs imagé sur les ondes de Radio-Canada.

Changements

«L'année dernière, j'avais remarqué des changements dans mon transit intestinal, confie la sénatrice, mais je me disais que ça devait être parce que j'ai mangé tel légume ou tel pain.»

À ce moment aurait dû être perçu un premier «signal d'alarme», estime-t-elle. Mais puisque «t'entends pas parler de ça, [...] j'ai pas bougé».

«Il n'y a pas d'information vraiment là-dessus. C'est ce que je trouvais dommage», ajoute Mme Verner. «Il faudrait que les gens soient plus sensibilisés à ça.»

Et «n'ayant jamais connu de cancer dans ma famille, j'ai jamais pensé que c'était ça. Je pensais que c'était lié à mon alimentation, à ma ménopause.»

Vague de sympathie

Le cancer colorectal, qui inclut le cancer du rectum, est pourtant la troisième forme de cancer la plus diagnostiquée au Canada. Il s'agit de la deuxième principale cause de décès par cancer chez l'homme et de la troisième cause de décès par cancer chez la femme, au Canada.

Vendredi, le député caquiste de Lévis François Paradis - ainsi que plusieurs autres acteurs politiques - a tenu à envoyer des mots d'encouragement à Mme Verner. «Je me permets de penser à vous, madame Verner», écrit par courriel en direct de l'Asie celui qui a lui-même récemment souffert d'un cancer des cordes vocales. «Chaque pensée positive nous aide à avancer, à notre rythme. Je vous souhaite de prendre votre rythme.»

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