Ambiance festive à l'International de pétanque du Vieux-Limoilou

Une faune colorée de pétanqueurs a pris d'assaut... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Une faune colorée de pétanqueurs a pris d'assaut le parc de l'Anse-à-Cartier dans Limoilou, samedi. Geishas, danseurs hawaïens - avec leur soutien-gorge en noix de coco! - joueurs affublés de turbans, perruques, poches de patates et autres costumes plus flyés les uns que les autres semblaient avoir bien du plaisir.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Avec un nom pareil, on pourrait croire que l'International de pétanque du Vieux-Limoilou, c'est du sérieux. Mais à voir les accoutrements de ses participants, on réalise que le sérieux n'est pas admis au parc de l'Anse-à-Cartier durant cette compétition amicale où pastis et cochonnet sont à l'honneur.

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L'International de pétanque du Vieux-Limoilou en était samedi à sa sixième édition. Pour l'occasion, 228 participants répartis en 76 équipes - un record pour l'événement - étaient réunis autour d'une quinzaine de terrains de pétanque, dessinés en plein centre du parc situé dans Limoilou.

Parmi eux, le pétanqueur beauceron Michael Drouin, qui a participé à six championnats du monde entre les années 2000 et 2007. Jusqu'à récemment, il participait également de manière régulière aux compétitions provinciales. Il s'est notamment rendu en France, au Portugal, en Thaïlande et au Sénégal pour aller se mesurer aux meilleurs lanceurs de boules du monde, et en est même venu à un certain moment à se fabriquer un terrain de pétanque dans le sous-sol de ses parents afin de pouvoir jouer l'hiver. «Mais c'était un peu trop salissant», souligne le père de famille aujourd'hui âgé de 36 ans.

Et parmi tous les tournois auxquels il a participé, un de ses préférés est sans l'ombre d'un doute l'International de pétanque du Vieux-Limoilou, assure Michael Drouin. «C'est un tournoi qui se démarque, à cause de l'ambiance. C'est festif!» Une atmosphère amicale qui n'empêche pas d'offrir une compétition relevée aux participants, précise-t-il. «Aujourd'hui, c'est le tournoi que je ne veux pas manquer dans l'année.»

Samedi, Michael Drouin, orné d'une éclatante perruque rose, était accompagné de sa fille, 10 ans, et de sa conjointe.

Car l'International de pétanque du Vieux-Limoilou n'est pas qu'une affaire de boules, elle est également une affaire de costumes. Un prix est d'ailleurs remis au meilleur costume et/ou nom d'équipe. Cette année, la palme est allée à l'équipe des Marcels Obut, dont les membres portaient fièrement la camisole blanche - communément appelée un marcel en France - aux couleurs de l'équipe. Pour comprendre le jeu de mots, il faut savoir qu'Obut est une marque très connue de boules de pétanque.

De Gatineau... à Québec

Un nom d'équipe qui plaisait particulièrement à Alexis Girard-Aubertin, instigateur du tournoi. Il y a neuf ans, celui-ci a mis sur pied un tournoi de pétanque amical à Hull, dans la région de Gatineau. En déménageant à Québec, il a voulu répéter l'expérience, et pour ce faire, a approché l'organisme Les productions Limoilou en vrac, qui a «tout de suite embarqué dans le projet», raconte-t-il.

Il se dit «étonné de l'engouement» qu'a suscité l'International de pétanque à ses débuts, mais ne s'en plaint certainement pas. Et les participants non plus. Alexis Girard-Aubertin précise toutefois qu'il ne souhaite pas non plus voir le tournoi prendre une envergure de plus en plus grande d'année en année. «On veut garder ça simple. Sinon, ça perd de son essence spontanée.» Pour lui, ce rassemblement doit demeurer une source de plaisir où l'issue des matchs n'est que secondaire.

Une foule très diversifiée était d'ailleurs massée samedi au parc de l'Anse-à-Cartier. Des enfants, des adolescents et des adultes, jeunes et vieux, y étaient pour se lancer, avec l'accent marseillais: «Tu tires ou tu pointes?»

Jocelyne, originaire d'Ottawa, y était pour la première fois, accompagnée d'amis avec qui elle avait voyagé en Inde en 2003. «C'est super le fun! Ça pourrait devenir un rassemblement annuel», prévoit-elle d'ailleurs déjà.

Originaux

Parmi les autres costumes frappants, des poches de patates grandeur nature, des geishas - dont le nom d'équipe était Les boules chinoises -, ainsi que des jupes hawaïennes et leur soutien-gorge en noix de coco, portés par une équipe... masculine.

Les noms d'équipe également rivalisaient d'originalité, alors que des jeux de mots entourant la pétanque (Boules doseurs, Les vieux cochons, Pirates mes boules) côtoyaient des noms d'équipe politisés (Les ostentatoires), voire spirituels (Les fidèles devant l'Éternel).

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