Bicentenaire de la guerre de 1812: un héros de Québec sort de l'oubli

Colette Chatillon, Pierre Chatillon, Yolande Chatillon et Marie-Claire... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Colette Chatillon, Pierre Chatillon, Yolande Chatillon et Marie-Claire Boucher sont des descendants de Frédérick Rolette, le marin honoré. Un sabre lui avait été remis pour ses exploits militaires pendant la guerre de 1812 par les citoyens de la Ville de Québec.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Les célébrations entourant le bicentenaire de la guerre de 1812 par le gouvernement conservateur du Canada en 2012 auront permis de révéler l'existence d'un héros de la marine, Canadien français de surcroît, qui avait sombré dans l'oubli. Un nouveau navire de la Défense portera le nom de Frédérick Rolette, un homme originaire de Québec, qui aurait tiré le premier coup de fusil du conflit.

Les descendants du lieutenant Frédérick Rolette ont toujours conservé précieusement le sabre d'honneur qui a été remis par les citoyens de la Ville de Québec au marin pour ses exploits militaires pendant la guerre de 1812. La surprise est totale lorsque les Chatillon apprennent que des historiens du gouvernement cherchent le précieux objet, alors que le premier ministre Stephen Harper mousse le conflit méconnu du grand public. 

«Ça faisait 200 ans qu'on avait le sabre et personne ne nous en a jamais parlé!» s'exclame Pierre Chatillon. 

La petite-fille du marin, Alma, a épousé son arrière-grand-père. C'est ainsi que ses soeurs, Yolande et Colette, et lui ont toujours su qu'un membre de leur famille était un grand homme. «Quand j'étais enfant, je le voyais comme un pirate», se rappelle

M. Chatillon. 

S'il n'a pas semé la terreur sur les mers, Frédérick Rolette s'est tout de même emparé, le 3 juillet 1812, d'un vaisseau américain, le Cuyahoga, avec à son bord entre quarante et soixante hommes. Lui-même n'est accompagné que d'une poignée de marins, entre cinq et dix selon les récits. Autre particularité, l'équipage ne sait pas que les Américains ont déclaré la guerre à la Grande-Bretagne. 

«Il leur a dit : "Je m'en viens vous capturer", raconte Pierre Chatillon. Le capitaine [du bateau américain] ne l'a pas cru, il est parti à rire. Frédérick Rolette l'a tué.» 

Coup de chance, la flotte ennemie transporte d'importants documents qui ont permis de fournir des renseignements précieux sur les forces américaines et leur déploiement. La capture du Cuyahoga ne serait qu'une parmi tant d'autres orchestrées par le lieutenant canadien-français, qui lui ont valu les honneurs non seulement de ses supérieurs, mais également de ses concitoyens.  

Le héros est pourtant mort pauvre et dans l'indifférence en 1831 à l'âge de 46 ans. Près de 185 ans plus tard, le gouvernement du Canada a décidé de réhabiliter sa mémoire en donnant son nom à un navire de patrouille extracôtier et de l'Arctique.  L'annonce a été faite jeudi par le ministre de la Défense, Jason Kenney, au quartier général de la Réserve navale sur Dalhousie, à Québec. Le sabre sera quant à lui exposé tout l'été au Musée naval de Québec.

Le ministre Kenney soucieux de la santé des vétérans

De meilleures connaissances scientifiques, une plus grande sensibilité au phénomène et l'importance du contingent de militaires canadiens qui a participé à la guerre en Afghanistan expliquent que le nombre de vétérans souffrant du syndrome de stress post-traumatique a plus que doublé depuis 2007, selon le ministre de la Défense nationale, Jason Kenney. 

Selon des données obtenues par CBC, il y avait 5548 vétérans souffrant du stress post-traumatique en 2007 tandis qu'ils étaient 14 375 en mars 2015 à se battre contre les démons de la guerre. 

Même s'il n'avait pas été informé des derniers chiffres, M. Kenney a dit être au courant qu'il y avait davantage de membres des Forces armées canadiennes et d'anciens combattants qui avaient été diagnostiqués de la maladie. 

«C'est la raison pour laquelle on a augmenté nos services», a-t-il souligné en marge d'une annonce sur le dévoilement du nom d'un navire de patrouille extracôtier au quartier général de la Réserve navale sur la rue Dalhousie à Québec. 

«Je suis certain qu'à la suite de la Première et de la Seconde Guerre mondiale et de celle de Corée, il y en a eu énormément, mais on n'avait pas les mêmes sciences psychologiques et psychiatriques pour faire des diagnostics», a avancé le ministre. 

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