Égalité homme-femme: Québec 3e au Canada

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L'auteur du classement du Centre canadien de politiques alternatives, Kate McInturff, explique la performance des municipalités du Québec en raison des politiques mises en place pour la conciliation travail-famille comme les garderies.

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(Québec) Les femmes de Québec sont particulièrement émancipées puisqu'elles résident dans la troisième ville du Canada où il y a le moins d'inégalité avec les hommes, selon un classement du Centre canadien de politiques alternatives des 25 plus grandes municipalités.

Il s'agit de la deuxième année que l'institut de recherche de gauche réalise cette étude où les villes québécoises font bonne figure. Gatineau arrive au second rang tandis que Montréal se classe neuvième. Victoria, en Colombie-Britannique, remporte la palme, tandis que Kitchener-Cambridge-Waterloo, en Ontario, ferme la marche du palmarès basé sur cinq indicateurs : la sécurité économique, l'éducation, le leadership, la santé et la sécurité. 

L'auteur du classement, Kate McInturff, explique la performance des municipalités de la province québécoise en raison des politiques mises en place pour la conciliation travail-famille, comme les garderies subventionnées, le généreux congé parental et celui de paternité. Elle souligne que nombre d'études à travers le monde ont démontré à de nombreuses reprises qu'il y avait un lien de causalité entre ce type d'initiatives, le meilleur accès des femmes au marché du travail et les salaires plus élevés qu'elles peuvent toucher. 

Comme ses consoeurs situées en tête du classement, la ville de Québec se distingue notamment en raison de la forte présence de son secteur public, qui a pour effet de diminuer l'écart entre les salaires des hommes et des femmes et de permettre à ces dernières de gravir les échelons. La présence de syndicats n'est pas étrangère à cette réalité puisqu'ils servent de chien de garde lorsqu'il est question d'équité salariale et d'égalité des chances. 

Les femmes qui habitent la Capitale-Nationale ramènent à la maison l'équivalent de 78 % du gagne-pain des hommes, alors que la moyenne canadienne est de 70 %. Il s'agit d'un écart «considérable», selon Mme McInturff, qui souligne aussi le niveau élevé d'éducation de celles-ci. Les femmes de Québec sont plus fortement représentées au sein du conseil municipal et occupent plus d'emplois dans des postes de direction. «Près de 40 % des cadres supérieurs sont des femmes, c'est beaucoup plus qu'ailleurs au Canada», mentionne la chercheuse. «On voit à Québec que leurs efforts académiques se traduisent dans leur vie professionnelle, contrairement à Ottawa qui, pourtant, représente la ville où la population est la plus éduquée», ajoute-t-elle. 

Davantage stressées

Pour ce qui est de l'espérance de vie, les femmes résidant à Québec se situent près de la moyenne canadienne. Elles sont par ailleurs plus nombreuses à se dire «très ou en excellente santé», mais elles se considèrent davantage stressées par rapport à leurs confrères masculins. Finalement, comme c'est aussi le cas à Montréal, le nombre de cas de violence conjugale rapportés à la police est plus élevé que dans le reste du Canada. «Les politiciens mériteraient de se pencher là-dessus, d'autant plus qu'il y a un mouvement féministe important au Québec», suggère Kate McInturff.

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