DPJ: hausse des signalements dans la Capitale-Nationale

Il y a eu 9327 signalements d'enfants maltraités... (Photo: Reuters)

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Il y a eu 9327 signalements d'enfants maltraités dans la région de la Capitale-Nationale l'an dernier.

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(Québec) Il y a eu 9327 signalements d'enfants maltraités dans la région de la Capitale-Nationale l'an dernier. Il s'agit d'un bond de 13,2 % par rapport à l'année précédente alors que la hausse pour tout le Québec a été de 4,8 %.

En Chaudière-Appalaches, on a rapporté 4278 signalements en 2014-2015 sans hausse ni baisse des cas rapportés.

Ces données ont été communiquées, aujourd'hui, lors d'une conférence de presse des directeurs de la protection de la jeunesse de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches.

Dans la région de la Capitale-Nationale, le nombre de signalements retenus pour évaluation - malgré la hausse des cas portés à l'attention de la Direction de la protection de la jeunesse - n'a pas bougé par rapport à l'année antérieure. Environ le tiers des signalements, soit 3373, ont été retenus pour une évaluation. 

À la différence en Chaudière-Appalaches, le nombre de cas retenus a augmenté de 6,4 % l'an dernier comparativement à l'année précédente.

La directrice de la protection de la jeunesse de la Capitale-Nationale, Dominique Jobin, n'avait pas, lundi, de motifs précis pour expliquer l'augmentation importante des signalements. «C'est très difficile d'expliquer la hausse des signalements. Ce qu'on peut peut-être comprendre par ça, pour la région de Québec, c'est que la porte d'entrée pour des services est peut-être devenue trop facilement la DPJ», a-t-elle affirmé.

«Quand la population est témoin d'enfants qui souffrent de maltraitance, ou qui ont une certaine difficulté, elle va peut-être référer rapidement à la DPJ au lieu de se tourner vers les services de première ligne [CLSC]. Peut-être on aura un travail à faire pour mieux faire connaître l'offre de services», a-t-elle poursuivi.

Selon le bilan des DPJ, le tiers des signalements provient d'employés d'organismes, 21 % des corps policiers et près de 19 % du milieu scolaire. Le milieu familial est à l'origine de 17 % des signalements et la communauté, 10 %.

Dans la région de Québec, les cas de sévices physiques, de mauvais traitements psychologiques, de négligence et de troubles de comportement étaient à la hausse l'an dernier. À l'inverse, on a noté une diminution des sévices sexuels sur des enfants (148 contre 161) et des risques sérieux de sévices sexuels et physiques, et de négligence.

Par ailleurs, Mme Jobin ne prévoit pas de coupes dans les services aux enfants en raison des compressions budgétaires. «C'est certain qu'on aura des efforts à faire. On est en train de redéfinir l'offre de services depuis l'adoption de la loi 20», a-t-elle indiqué.

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