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Le maire Labeaume mariera le couple Péladeau-Snyder

Julie Snyder, Pierre-Karl Péladeau et Régis Labeaume au... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Julie Snyder, Pierre-Karl Péladeau et Régis Labeaume au Bal des grands romantiques en 2011

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Sans nier son passé péquiste et sa relation d'affaires fructueuse avec Pierre Karl Péladeau, le maire de Québec, Régis Labeaume, estime qu'il «ne pouvait pas dire non au chef de l'opposition officielle» lorsque ce dernier lui a demandé de célébrer son mariage, le 15 août prochain, au Musée de l'Amérique francophone. Il dit avoir pris la décision en tant que «politicien libre».

Régis Labeaume unira les destinées de Pierre Karl Péladeau et de Julie Snyder, cet été. D'abord rapportée par le FM93, l'information a été confirmée par l'attaché de presse du maire, vendredi matin.

En marge d'une conférence de presse plus tard en journée, M. Labeaume a assuré qu'il ne voyait aucun problème éthique à faire office de célébrant pour le mariage de M. Péladeau. «Pourquoi il y aurait un malaise? Je n'en vois pas. [...] C'est juste que là ça tombe sur Pierre Karl Péladeau et que j'ai fait affaire avec lui dans le passé et que c'est plus croustillant parce qu'ils sont, entre guillemets, des vedettes», a-t-il dit, qualifiant le chef du Parti québécois (PQ) de «connaissance».

«[J'ai accepté] d'abord parce qu'ils me l'ont demandé et que je les connais. D'autre part, quand le chef de l'opposition à l'Assemblée nationale qui se marie à Québec vous demande de présider la cérémonie, la moindre des choses c'est de dire oui.»

M. Labeaume a surtout mis l'accent sur la position actuelle de M. Péladeau comme chef du PQ pour expliquer sa décision, et non pas sur sa relation avec l'ancien président et chef de la direction de Québecor. Il a plaidé qu'il aurait fait la même chose si l'ex-chef du PQ par intérim, Stéphane Bédard, lui avait demandé.

Et pour éviter toute partisanerie, le maire a lancé l'invitation à tous les politiciens qui voudraient se marier à Québec. «Tous les chefs de parti, tous les ministres qui veulent se marier à Québec, je suis disponible! [...] Si M. Legault veut se remarier, je suis disponible! En autant que ce soit à Québec.»

La population de Québec a été témoin des bonnes relations entre Pierre Karl Péladeau et Régis Labeaume en 2011, lorsque les deux hommes ont conclu l'entente de gestion du Centre Vidéotron.

«On a un passé ensemble quand il était dans les affaires, je ne nie pas ça», a admis M. Labeaume. Sur l'apparence de conflit d'intérêts, il a insisté sur le fait que le chef du PQ «n'est plus le président de Vidéotron». «Et c'est un mariage... Ce n'est pas un contrat que je marie.»

À un autre évènement tenu en soirée, M. Labeaume a dit ne pas craindre d'éventuels contrecoups politiques liés à sa participation à l'union du chef du PQ. «Je m'en fous comme de l'an 40», a-t-il lâché, balayant du revers de la main les critiques. Disant ne pas pouvoir renier «mes origines péquistes», il a ensuite déclaré qu'il était devenu «un politicien libre» et que c'est dans cet état d'esprit qu'il a accepté de présider la cérémonie.

Bons voeux de Couillard

La nouvelle a aussi eu des échos à l'Assemblée nationale. Interrogé à savoir s'il craignait des «retombées politiques» en choisissant Régis Labeaume pour célébrer son mariage, Pierre Karl Péladeau a affirmé à un représentant de la presse qu'il allait «chercher un peu loin».

Quant au premier ministre Philippe Couillard, il n'a tout simplement pas fait de cas de la situation. «Je ne le prendrais pas sur le plan de la fonction, je le prendrais sur le plan des amitiés personnelles. [...] Je souhaite à M. Péladeau et à sa conjointe tout le bonheur possible.»

Des mariages de «fédéralistes» aussi

Régis Labeaume célébrera trois mariages cet été, incluant celui de Pierre Karl Péladeau. Il doublera donc presque son palmarès depuis qu'il est entré en poste, en 2007. Avant ceux de cette année, le maire n'en avait présidé que quatre en presque huit ans. Voulant démontrer qu'il ne choisissait pas les unions en fonction de la politique, M. Labeaume a souligné hier que les deux autres mariés étaient «fédéralistes», sans toutefois les nommer. «Je vais m'arrêter là», a-t-il ensuite répondu, pressé de questions. Il y a quelques mois, Le Soleil rapportait que M. Labeaume n'avait pas l'intention de célébrer davantage de mariages. «Si on disait oui à toutes les demandes, on ferait ça à temps plein», avait indiqué son cabinet. L'approche du maire de Québec tranche avec celle du premier magistrat de Montréal, Denis Coderre. Ce dernier, plutôt que d'être aussi sélectif que son homologue de la capitale, a choisi de célébrer cet été les unions de 15 couples tirés au hasard.

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