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Squat Basse-Ville rouvre ses portes la nuit

Véronique Girard, directrice générale du Squat Basse-Ville, et... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Véronique Girard, directrice générale du Squat Basse-Ville, et David Gaudreault, président du conseil d'administration, se réjouissent de voir l'organisme rouvrir ses portes aux jeunes fugueurs la nuit, à compter du mois d'août.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Après quelques années de turbulence, marquées par un affrontement avec la Ville et une situation financière précaire, le Squat Basse-Ville est prêt à renouer avec sa mission originale. Le seul organisme de la région à oeuvrer auprès des jeunes fugueurs rouvrira ses portes la nuit à compter du mois d'août. Si l'argent est au rendez-vous, les services seront même offerts jour et nuit, sept jours sur sept, d'ici l'an prochain.

Pour la directrice générale, Véronique Girard, et le président du conseil d'administration, David Gaudreault, c'est enfin la lumière au bout du tunnel. Faute de financement, l'ancienne direction avait été contrainte, en mars 2013, de procéder à des coupes et fermer les portes entre 16h et 10h le lendemain. Du coup, la dizaine de chambres de l'organisme de la rue Notre-Dame-des-Anges n'étaient plus disponibles pour les adolescents en fugue.

«Quand un jeune se cogne à une porte fermée, il y a peu de chances qu'il revienne. Avec des heures d'ouverture moins grandes, c'est sûr qu'on en échappait quelques-uns», explique David Gaudreault.

Le 27 mai, à l'assemblée générale annuelle, la direction du Squat avait permis de dévoiler de bonnes nouvelles, dont l'absence de déficit pour 2014. La Ville a également accepté d'exempter l'organisme communautaire de taxes, un montant annuel de quelque 65 000 $. En outre, pour la première fois, le Squat bénéficie de la générosité de Centraide, un don de 35 000 $. «Un gros morceau qui nous permet d'être enthousiastes», lance le jeune président.

Restructuration

Soucieuse de refaire l'image du Squat auprès de leurs partenaires financiers, la direction a procédé à une restructuration de son organigramme et à un plan de réduction des dépenses, permettant ainsi de dégager des sommes pour bâtir un nouvel horaire.

«Si tout se passe bien, nous allons rouvrir la nuit au début d'août, précise Véronique Girard. Et notre grand objectif, d'ouvrir 24 heures par jour, sept jours par semaine, devrait se faire plus rapidement possible, à la fin de 2016 dans un monde idéal.»

La fermeture nocturne du Squat a entraîné une diminution marquée de la fréquentation des lieux. De 2100 nuits d'hébergement en 2012, ce nombre a chuté à 505 l'année suivante, et à 261 l'an dernier. Les «visites mineures», où le fugueur ne fait que passer pour prendre un repas ou une douche, ont suivi la même tendance à la baisse. Les adolescents d'environ 16 ans représentent 60 % de la clientèle du Squat.

Souvent, ce sont les policiers qui viennent reconduire le jeune fugueur au Squat après l'avoir cueilli dans la rue. «Il vient réfléchir ici une nuit. Le lendemain, ils viennent le chercher pour le ramener dans sa famille. Nous avons une bonne collaboration avec la police», explique Mme Girard.

Ouvert depuis 1999, le Squat Basse-Ville compte également 17 logements à l'étage qui accueillent des itinérants de 18 à 25 ans désireux de quitter la rue pour préparer un retour aux études ou sur le marché du travail. L'initiative remporte un grand succès, à telle enseigne que les noms s'accumulent sur la liste d'attente.

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