Des marches et... la grande demande

Après avoir symboliquement monté quelques marches lors de... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Après avoir symboliquement monté quelques marches lors de l'événement Kilimandjaro à Québec, Isabelle Gignac, qui combat un cancer au cerveau, a reçu une demande en mariage de son conjoint, José-Antonio Tessier. Demande acceptée avec le sourire.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) En septembre 2011, Isabelle Gignac apprend qu'elle est atteinte d'une forme agressive de cancer du cerveau. Sa réaction: on va se battre!

Pas question de baisser les bras, l'enseignante de français au secondaire et mère de deux jeunes enfants, de cinq et de sept ans, décide d'affronter la maladie une marche à la fois. Quatre jours après avoir appris la mauvaise nouvelle, elle se retrouve sous le bistouri pour retirer la tumeur de son cerveau. L'opération a duré près de 10 heures.

«J'avais des étourdissements depuis le mois de mars», souligne au Soleil Mme Gignac, rencontré hier à la cinquième édition du Kilimandjaro à Québec au profit de la recherche en neurochirurgie au CHU de Québec. «Après mon opération, j'ai été hospitalisée deux mois. J'ai fait de la radiothérapie et de la chimiothérapie. J'avais complètement perdu l'usage de ma jambe gauche», ajoute-t-elle.

Malgré la montagne d'obstacles se trouvant devant elle, Mme Gignac a toujours gardé confiance. «Mon premier traitement de chimiothérapie n'a pas super bien fonctionné. Grâce à la recherche, il y avait une solution de rechange. Le nouveau médicament a fait très bien. Depuis, j'alterne les périodes de médication et de liberté... sans rendez-vous chaque semaine chez le médecin, sans médicament», raconte-t-elle.

Durant les six mois suivant son intervention, elle a dû se déplacer en fauteuil roulant. Mais un jour, Mme Gignac savait qu'elle allait être de retour sur ses deux jambes. «J'ai dû réapprendre tous les mouvements pour marcher. Même me tourner, je ne savais plus trop comment faire. Aujourd'hui, je suis capable de monter et de descendre des marches. Mon objectif dans le futur est de faire les 487 marches du parc de la Chute-Montmorency», affirme-t-elle avec le sourire.

Effort d'équipe

La journée de samedi était donc très importante pour Mme Gignac. En équipe de 6 à 10 personnes, près de 400 participants ont gravi à 60reprises les marches du parc de la Chute-Montmorency, ce qui représente la hauteur du célèbre sommet d'Afrique, le mont Kilimandjaro (5895 m).

Chaque équipe devait amasser un montant minimum de 1500 $ pour pouvoir prendre part à l'événement. Au final, 125000 $ ont été amassés et serviront à faire avancer la recherche dans le domaine de la neurochirurgie.

Depuis son opération, la vie de Mme Gignac a bien changé. Elle doit se déplacer à l'aide d'une canne. Mais la jeune femme plus déterminée que jamais garde le sourire. «Je suis convaincue que l'espoir que la recherche est ma meilleure arme dans ma bataille contre la maladie.»

Mme Gignac, qui a monté quelques marches symboliquement samedi, a eu une surprise à la fin de son parcours. Son conjoint, José-Antonio Tessier, lui a fait la grande demande et elle a dit oui avec le sourire.

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