Une seconde vie pour le toit du Manège militaire

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C'est à partir de morceaux de cuivre froissés provenant du toit du Manège militaire que l'artisan Charles-Olivier Roy (photo) et le numismate André Faivre fabriqueront les pièces de monnaie.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) On le croyait perdu, mais voilà que l'ancien toit du Manège militaire se voit accorder une seconde vie, sous la forme de pièces de monnaie.

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Les pièces seront faites de cuivre, mais elles pourraient aussi contenir de l'argent, du bronze ou de l'or

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Les Voltigeurs de Québec souhaitaient au départ utiliser le cuivre récupéré après l'incendie qui a ravagé le bâtiment historique en 2008 pour créer une pièce méritoire à remettre à ses membres. Le projet a rapidement pris de l'ampleur, notamment grâce à la collaboration de l'artisan Charles-Olivier Roy et du numismate André Faivre.

Ce dernier y voyait une occasion d'offrir un fragment du Manège militaire au public féru de l'histoire des Voltigeurs. «Quand M. Roy m'a parlé du projet, j'ai tout de suite allumé», lance M. Faivre. Il fallait rendre accessibles au grand public ces pièces «uniques» de monnaie. À ses yeux, la notoriété des Voltigeurs de Québec, le plus ancien régiment canadien-français au pays, donnait un potentiel énorme au projet.

Récupéré après l'incendie du 4 avril 2008, le cuivre du toit sera fondu, nettoyé, épuré, affiné et laminé par Charles-Olivier Roy, maître d'atelier des Artisans du Passage, à Lévis. Les plaques ainsi produites seront ensuite envoyées au numismate André Faivre, à Montréal, qui se chargera de frapper chacune des pièces.

Il s'agira d'une des premières monnaies régimentaires émises au Québec. À noter qu'une pièce de monnaie a déjà été produite, en 2000, à l'effigie des Voltigeurs de Québec, mais l'avait été par le gouvernement canadien qui souhaitait rendre honneur au régiment. Il ne s'agissait pas d'une monnaie régimentaire conçue par les Voltigeurs eux-mêmes.

Une portion de la production sera réservée aux membres et aux partenaires des Voltigeurs de Québec, alors que l'autre sera destinée au grand public, et sera façonnée selon la demande. «On commence par 500 pièces», précise M. Roy. Le but étant bien sûr de maintenir la rareté du produit.

Le coût d'une pièce pourrait varier entre 25 et 35 $.

Les instigateurs du projet comptent commencer la vente à l'automne. Pour y parvenir, M. Faivre espère que les dessins du revers et de l'avers de la pièce seront terminés cet été.

D'un côté, les armoiries du régiment. De l'autre, le portail encadré des deux tours du Manège militaire tel qu'il était avant l'incendie qui a endommagé le bâtiment.

Début d'une collection

«Quand les gens vont apprendre la création de cette monnaie régimentaire, il y a beaucoup de monde, juste au Canada et aux États-Unis, qui vont en vouloir», estime André Faivre. «C'est pas tous les jours qu'un régiment émet une monnaie!»

Qui plus est, cette pièce sera probablement la première d'une collection, qui pourrait être produite sur plusieurs années. «Dans l'histoire des Voltigeurs, y'en a des choses qu'on peut frapper!» souligne-t-il.

«Dans la logique des choses, une [pièce] par année à date fixe, ça serait une bonne manière de faire.»

La première pièce

La première pièce de la collection offrira en elle-même une certaine variété, grâce à l'utilisation de divers métaux et au travail de finition. M. Faivre précise d'ailleurs que la version de la pièce dédiée au grand public sera différente de celle prévue pour les membres du régiment.

Il mentionne notamment l'utilisation possible de bronze, d'argent et d'or.

Les prix de ces pièces varieront en fonction du métal utilisé et de la rareté de ladite pièce. Les pièces fabriquées en métal précieux, tel que l'argent, pourraient être un peu plus dispendieuses que le coût de base de la pièce.

Une partie des profits générés par la vente de ces pièces sera remise au régiment.

Les instigateurs du projet n'osent pas trop se prononcer sur le nombre de pièces qui seront produites au total, mais André Faivre assure qu'il serait déçu si seulement 2000 pièces étaient vendues.

«Vingt mille, ce sera fort probable.»

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