Une vraie maison pour Deuil-Jeunesse

Le rêve de la fondatrice de Deuil-Jeunesse, Josée... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le rêve de la fondatrice de Deuil-Jeunesse, Josée Masson, a été rendu possible grâce à l'aide de Jean-Sébastien Noël, un des cofondateurs du site de financement participatif La Ruche.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) L'organisme Deuil-Jeunesse a maintenant pignon sur rue à Charlesbourg. Une vraie maison, un vrai toit, qui viennent concrétiser le rêve de la fondatrice Josée Masson d'avoir des locaux adéquats pour accueillir les enfants et les adolescents qui vivent un deuil, même leurs parents et d'autres adultes.

La maison du 8007, boulevard Mathieu, au coin de Louis-XIV, ouvre ses portes lundi un peu plus d'un an après avoir été le plus gros projet de financement participatif inscrit à La Ruche de Québec avec son objectif de 80 000 $. L'objectif atteint, les fonds amassés ont servi de mise de fonds pour acheter la maison valant dans les 400 000 $.

Fondé comme organisme sans but lucratif en 2007, Deuil-Jeunesse mûrissait depuis 2005 dans la tête de Josée Masson qui réfléchissait à ce qui pouvait être fait pour aider les jeunes à vivre le deuil d'un proche - un frère, une soeur ou l'un de ses parents. Sa réflexion l'a menée à rédiger deux livres sur le sujet et l'a propulsée dans les médias comme experte, pour parler, lors de tragédies, du processus de deuil chez les enfants.

Au début, Mme Masson est seule dans l'aventure. Mais les besoins grandissent dans la région de Québec et dans toute la province. Une petite équipe de spécialistes en intervention auprès des enfants et des adultes se greffe au projet, qui continue de grandir.

Comme le projet est né dans une période de crise économique, une époque où les gouvernements diminuent les subventions et où des organismes régionaux comme Centraide ne supportent plus de nouvelles causes, elle doit assurer la survie de l'organisation par d'autres moyens.

De fil en aiguille en 2013 et 2014, des gens associés au site de La Ruche (laruchequebec.com) entendent parler de son organisation et de son rêve d'avoir des locaux adaptés au travail qu'elle et son équipe entendent poursuivre. Jean-Sébastien Noël, l'un des cofondateurs du site de financement participatif, s'offre pour lui donner un coup de main.

«Mais il fallait des récompenses pour les donateurs», se souvient Mme Masson. Comme ça bouillonne toujours dans la tête de Jean-Sébastien Noël, il soumet l'idée d'un spectacle, chose qui n'est pas dans les cordes de la travailleuse sociale.

M. Noël met à contribution une dizaine d'ambassadeurs de La Ruche provenant du monde des arts et de la production de spectacle, du monde de la communication, de l'hôtellerie et de la restauration, même une personne de l'immobilier, car la campagne, ayant comme nom Pour Toit (tinyurl.com/k4h2qav), vise à donner un nouveau toit à Deuil-Jeunesse. Le spectacle et le banquet deviennent des récompenses aux donateurs. On y ajoutera aussi l'achat d'une pièce de la maison pour un don de 5000 $, des conférences, des noms affichés dans la maison.

L'argent rentre, le spectacle et le banquet ont lieu en janvier 2014. Reste la maison à trouver.

En attente de la perle rare

Dans tout le brouhaha de l'organisme, des personnes à accueillir, des bénévoles à former, des conférences à donner, Josée Masson doit se consacrer aux affaires courantes. Elle se donne deux ans pour trouver la perle rare. Elle confie le mandat à Mélanie Dolan avec toutes les indications et les recommandations pour trouver ce nouveau toit.

Moins d'un an après la fin de la campagne de financement, la maison idéale finit par pointer le nez à l'horizon de 2015. Il faut l'acheter, l'aménager, la préparer pour accueillir les jeunes endeuillés et toute l'équipe. Le 1er avril, l'équipe s'installe. Et la fin de semaine dernière, c'était le grand ménage, les préparatifs pour la fête de ce soir soulignant que Deuil-Jeunesse a enfin un lieu où l'organisme pourra grandir.

«C'est notre vraie maison», lance Josée Masson qui voit une partie de sa vision se concrétiser. «Ce ne sont plus des bureaux à frais partagés où il était parfois difficile pour les jeunes de se laisser aller dans leurs émotions face au deuil dans un tel milieu.»

Femme passionnée, visionnaire avec un côté missionnaire qui transpire la compassion, Josée Masson dirige un organisme qui a un conseil d'administration, des bénévoles et 25 employés associés qui oeuvrent dans une vingtaine de régions de la province entre l'Abitibi et la Gaspésie. Et même un nouveau point de service en Bretagne, en France, avec deux personnes formées à Québec chez Deuil-Jeunesse.

Et il y a la Fondation qui organise des collectes de fonds et des soirées-bénéfices, car il faut de l'argent pour compenser l'inexistence des subventions afin de payer les taxes, les frais fixes, l'entretien et faire rouler l'organisme dont la mission est d'aider les jeunes et leurs parents à vivre leur deuil.

Site Web : www.deuil-jeunesse.com

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