Centres de jour: Québec recule sur la hausse de tarif

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, annule l'augmentation... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, annule l'augmentation des tarifs facturés en centre de jour pour les aînés et les handicapés.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) Le gouvernement de Philippe Couillard recule. Il annule les hausses que doivent encaisser depuis le début de l'année les personnes aînées et tous les handicapés du Québec fréquentant les centres de jour.

«Je m'engage à revenir à la situation d'avant et à faire une évaluation» de tout le dossier, a déclaré mercredi le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, talonné sur le sujet par le péquiste Jean-François Lisée.

«Depuis le 1er janvier, les aînés et les handicapés du Québec sont victimes du plus grand choc tarifaire de l'histoire de ce Parti libéral : 87 % d'augmentation pour les repas en centre de jour, 600 % d'augmentation pour les transports», a relevé M. Lisée.

À l'Assemblée nationale, le député de Rosemont a fait valoir que ces hausses n'avaient pas été décidées par des administrateurs locaux, mais qu'elles émanaient d'une circulaire gouvernementale envoyée à tous les centres de jour au mois d'octobre.

Elle est signée par le sous-ministre adjoint à la Direction générale des finances, des immobilisations et du budget du ministère de la Santé et des Services sociaux, François Dion. Des hausses de tarifs y sont proposées afin, explique-t-on, de tendre vers «une plus grande équité de contribution entre les personnes bénéficiaires de mêmes services à travers le Québec».

À SON INSU

«Nous n'avons pas envoyé des circulaires ordonnant au réseau d'augmenter les montants, s'est défendu le ministre. Ce sont des propositions d'ajustement qui ont été demandées.» M. Barrette a précisé du même souffle qu'aucun ajustement tarifaire n'avait été exigé des usagers depuis 1992. 

«Le ministre de la Santé appelle ça un ajustement, s'est moqué M. Lisée. Pour un aîné ou un handicapé qui va au centre de jour deux fois par semaine, c'est un ajustement de 1000 $ par année! Peut-être que pour lui, médecin spécialiste, c'est un ajustement, mais, pour la grande majorité des gens, 1000 $, c'est hors de prix.»

Le ministre a plaidé que cette circulaire a été envoyée à son «insu» et a répété, très officiellement, qu'il vient d'exiger qu'on en suspende l'application.

Les hausses à venir pour les repas et les transports vers les centres de jour qui remplaceront celles venant d'être annulées ne devraient pas dépasser l'inflation, comprend-on pour l'heure.

La semaine dernière, après un tollé quasi général, Gaétan Barrette avait déjà dû faire un pas de côté et annoncer que la hausse des tarifs que doivent acquitter les usagers des centres d'hébergement de soins de longue durée sera limitée à l'inflation.

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