Le Grand Village: au-delà des besoins essentiels

C'est en 1965 qu'a été fondé le Grand... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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C'est en 1965 qu'a été fondé le Grand Village. Son but: faire découvrir aux personnes vivant avec un handicap un camp de vacances en pleine nature, explique le directeur général Marcel Noël.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Simon Lambert

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Les personnes souffrant d'une déficience physique ou intellectuelle bénéficient souvent de mesures de soutien liées aux besoins fondamentaux. Vivre, comme le soutient le Grand Village, c'est toutefois bien davantage que dormir et manger. Et faire briller les yeux de ses usagers, par l'intermédiaire de camps et de répits édifiants, c'est la mission que s'est donnée l'organisme à but non lucratif, qui souffle cette année sa 50e bougie.

C'est dans Saint-Nicolas, sur la Rive-Sud de Québec, sur les terres qui descendent de la route Marie-Victorin vers le Saint-Laurent, qu'a été fondé le Grand Village, rappelle Marcel Noël, son directeur général, «pour faire vivre aux personnes vivant avec un handicap une expérience de camp de vacances en pleine nature, dans un lieu adapté, tout en leur permettant de socialiser».

Le site est composé de 7 bâtiments, dont 5 dortoirs, répartis sur près de 35 hectares. Les participants, 700 par année, de 5 à 80 ans, y viennent de juin à août pour des camps de plus ou moins une semaine, et de septembre à mai pour des répits de fin de semaine.

Les activités y sont légion : piscine chauffée, jeux d'eau et sports, équitation, balades adaptées et brossage de cheval, activité adaptée pour «une clientèle plus lourde», précise Marcel Noël. Une salle multisensorielle - avec fibre optique, lumières variantes et tapis massants - accueille des activités de détente ou de stimulation. Les sciences naturelles et les expériences scientifiques sont aussi mises à profit, autant que «la musique avec Prof Exploro» et «les cours de cuisine avec Chef Coco», toujours dans un désir de proposer une expérience riche.

Pour ce faire, toute une équipe est requise, dont 24 animateurs. Avec les préposés aux soins et autres maillons essentiels, c'est une quarantaine de personnes qui soutiennent le camp en période estivale. Une partie du budget découle des subventions (18 %) et de l'autofinancement (38 %), le reste provient d'activités de financement.

La clientèle change

En un demi-siècle d'activité, l'organisme a connu de nombreuses modifications, notamment en ce qui a trait au financement. «Au moment où le Grand Village a été fondé en 1965, rappelle son directeur général, il n'y avait aucun support gouvernemental. Dans les années 70, les différents ministères ont commencé à subventionner les personnes handicapées, donc la survie financière du camp est devenue plus facile.»

Cet appui a permis au camp de bonifier son offre de services, mais aussi d'ouvrir plus longtemps. Initialement saisonnier, il est depuis 1998 ouvert à l'année. Il a pu, aussi, dès 1975, accueillir 70 campeurs simultanément, nombre qui demeure le même à ce jour. La clientèle a également changé. Depuis 2013, l'organisme accueille les personnes souffrant d'autisme et de troubles envahissants du développement, lui qui s'était concentré pendant 47 ans sur les déficiences physiques et intellectuelles.

Ce qui a le plus changé, pour Marcel Noël, ce sont pourtant les conditions : le confort et la sécurité, notamment. «On est partis d'une situation en 1965 où les parents étaient contents de juste avoir une ressource, donc ils avaient peu ou pas d'exigences, parce qu'il y avait rien. Là, il y a personne maintenant qui se contenterait d'un camp qui est moindre qu'un camp régulier.»

Au fil des ans, l'organisme s'est modernisé, il a d'ailleurs procédé à partir de 2008 à une rénovation complète de ses équipements, qu'il loue parfois pour des réceptions. On a réaménagé les terrains, reconstruit certains bâtiments, un projet de 4,5 millions $. Depuis, le chiffre d'affaires a pratiquement doublé.

Pour l'avenir, l'organisme maintenant doté d'infrastructures ultramodernes tient toujours à renouveler son offre d'activités, mais envisage également de proposer des camps de jour en plus des séjours et, éventuellement, d'ouvrir ses installations, afin de les mettre en valeur, à une clientèle régulière.

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