Mission entrepreneuriat pour d'anciens soldats

Marc Lapointe se présente à l'Opération Entrepreneur avec... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Marc Lapointe se présente à l'Opération Entrepreneur avec deux objectifs : obtenir de l'information pour démarrer son entreprise et regagner confiance en ses moyens.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Après l'armée, place à l'entrepreneuriat! D'anciens membres des Forces armées canadiennes vivront cette semaine un camp d'entraînement pour un nouveau départ dans la vie.

L'Opération Entrepreneur, une initiative des OEuvres de bienfaisance du prince de Galles au Canada, se déroulera du 10 au 15 mai à la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval (FSA ULaval). Objectif : faire d'un ex-militaire un entrepreneur bien informé!

Le camp d'entraînement offrira notamment aux anciens militaires une formation touchant les modèles d'affaires, le marketing, la gestion financière, les ressources humaines et les aspects juridiques de l'entreprise.

«Le programme procure aux militaires en transition les outils pour démarrer leur propre entreprise», soutient au Soleil Maripier Tremblay, professeure agrégée du Département de management de la FSA ULaval et coordonnatrice de la formation du programme. «Le deux tiers des participants de cette année sont des gens qui sont sortis des Forces militaires pour des raisons médicales.» Au total, 22 ex-militaires participeront à la formation, tous des francophones.

«Certains participants ont des projets en démarrage, qui viennent de commencer. D'autres sont établis depuis peu, et d'autres sont à l'étape de : j'ai une idée», explique Mme Tremblay. «Cela va être une semaine intensive», ajoute-t-elle.

En effet, les ex-militaires devront être en cours dès 9h, et ce, jusqu'à 16h30. Et pas question de se reposer... «Ça se poursuit aussi en soirée. Ils vont avoir à trois reprises des sessions de minimentor où des étudiants de la Faculté d'administration vont les aider. Ils vont pouvoir alors leur poser des questions», souligne Mme Tremblay.

Les futurs entrepreneurs pourront donc profiter tout au cours de la semaine de conseils d'experts en entrepreneuriat. En plus des minimentors, des professeurs, des intervenants de l'Université Laval et d'organismes externes, et des conférenciers interviendront auprès des participants.

Pour terminer la semaine, les ex-militaires, qui seront alors des entrepreneurs, présenteront leur projet à un jury. Ils pourront ainsi décrocher une bourse qui les aidera dans le démarrage de leur entreprise. «Vendredi matin, ils vont avoir à présenter ce que nous appelons un rocket pitch : durant trois minutes, ils vont devoir vendre leur projet. Parmi le jury, il y a notamment deux MBA exécutifs. Ils ont ramassé un fonds et ont décidé d'appuyer l'un des projets. Celui qui se démarquera le plus va se mériter une bourse de 1000 $», conclut Mme Tremblay.

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Gaétan Lizotte, 48 ans

Le Soleil, Erick Labbé

Gaétan Lizotte

Participant à l'Opération Entrepreneur, Gaétan Lizotte, 48 ans, espère ouvrir un bureau de consultant en gestion des ressources humaines et en santé et sécurité au travail. Sa clientèle cible : les agences gouvernementales et les petites et moyennes entreprises privées.

«Actuellement, je suis en phase de montage du projet. Mon service militaire va se terminer le 31 mars 2016. J'aimerais ouvrir mon bureau pour l'été 2016», raconte au Soleil M. Lizotte, qui est toujours militaire et travaille pour le Groupe de recrutement des Forces armées canadiennes.

«Malgré que mon premier métier est pilote de navire, la gestion des ressources humaines a été l'une des principales tâches qui ont occupé beaucoup de mon agenda durant 20 ans, explique M. Lizotte. Pour le volet santé et sécurité au travail, je suis allé chercher de la formation dans l'armée.»

M. Lizotte est actuellement en processus de libération médicale des Forces armées canadiennes.

«Je veux profiter de cette semaine pour discuter de mon idée avec les autres participants et les instructeurs afin de savoir si cela tient la route.»

Gabrielle Frédette Fortin... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 3.0

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Gabrielle Frédette Fortin

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Gabrielle Frédette Fortin

Gabrielle Frédette Fortin n'a pas peur des défis. Son projet : ouvrir un bureau de recrutement pour francophones et anglophones en Colombie-Britannique.

«Je suis actuellement une formation pour devenir consultante en immigration certifiée. J'aimerais faire du recrutement à l'international pour les entreprises de Vancouver», explique au Soleil Mme Frédette Fortin, qui habite présentement cette région. «Je vais offrir ce service dans un milieu francophone en situation minoritaire. C'est ce qui va me démarquer. Ça va être un service bilingue», soutient, sûre d'elle, Mme Frédette Fortin, qui aimerait ouvrir son entreprise en décembre prochain. «Je vise les travailleurs bilingues.»

La jeune femme d'affaires a travaillé dans la réserve des Forces armées canadiennes durant cinq ans. Elle était technicienne médicale.

«Pour moi, la réserve était un travail à temps partiel. Durant, j'ai fait mes études, j'ai un baccalauréat en relations internationales. Mon séjour dans la réserve va me servir durant ma carrière comme entrepreneure. Cela a forgé mon caractère», conclut-elle.

Marc Lapointe

Contrairement aux autres participants, Marc Lapointe se présente à l'Opération Entrepreneur avec deux objectifs : obtenir de l'information pour démarrer son entreprise et aussi pour regagner confiance en ses moyens.

«Je suis un vétéran blessé. Ce sont des blessures mentales. Ça fait maintenant cinq ans que je suis en traitement. J'ai perdu mes notions de leadership. Lorsqu'on est blessé, on perd confiance en nous; on tombe à zéro», soutient M. Lapointe. «Je viens aussi pour chercher des outils. Je suis ici à titre d'étudiant.»

Le projet de M. Lapointe est d'offrir aux vétérans de guerre qui possèdent un chien sous prescription médicale de pouvoir se déplacer comme tout le monde.

«C'est toujours compliqué lorsqu'il y a un chien. Ce que je propose, c'est un transport en commun personnalisé pour les vétérans. J'aimerais qu'un jour il y ait au moins un ou deux véhicules adaptés dans chaque province. Comme ça, les vétérans, même avec des chiens, vont pouvoir se déplacer plus facilement.»

Marc Lapointe, 44 ans, voudrait offrir son service au Québec et en Ontario.

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