Cri du coeur de Lis-moi tout Limoilou

Lis-moi tout Limoilou accueille depuis une vingtaine d'années... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Lis-moi tout Limoilou accueille depuis une vingtaine d'années des immigrants, essentiellement du Népal, du Bhoutan, du Myanmar, de la Côte d'Ivoire et du Sénégal. La plupart ne savent ni lire ni écrire dans leur langue maternelle, ce qui représente un «défi immense et complexe» pour eux, ne serait-ce que pour vaquer à leurs occupations quotidiennes.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) L'organisme Lis-moi tout Limoilou, responsable de la francisation et de l'alphabétisation des immigrants et réfugiés analphabètes, réclame du gouvernement québécois que ses activités continuent de se dérouler en ses murs, avec ses propres formateurs, une mesure qui aurait de surcroît l'avantage d'être moins onéreuse.

En conférence de presse, la semaine dernière, la coordonnatrice Nicole Landry a dénoncé l'approche du ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion qui cherche à imposer son propre personnel et ses méthodes d'apprentissage, sans égard à la réalité sur le terrain. Pour l'intervenante, ce «service essentiel» est absent des nouvelles orientations du Ministère.

«On s'interroge sur le fait qu'une prérogative syndicale décide de la pérennité d'un projet probant et prometteur en cette période de rigueur budgétaire. En plus, la formation [de francisation] offerte par le Ministère ne correspond pas aux besoins ni au rythme d'apprentissage de la clientèle», mentionne Mme Landry.

Lis-moi tout Limoilou accueille depuis une vingtaine d'années des immigrants, essentiellement du Népal, du Bhoutan, du Myanmar, de la Côte d'Ivoire et du Sénégal. La plupart ne savent ni lire ni écrire dans leur langue maternelle, ce qui représente un «défi immense et complexe» pour eux, ne serait-ce que pour vaquer à leurs occupations quotidiennes.

«Ils commencent à zéro au plan de la communication orale. Ils ne connaissent ni les chiffres ni la valeur des nombres. Chez le médecin, ils sont incapables de formuler l'intensité d'une douleur de 1 à 10. Ça ne veut rien dire pour eux», explique Mme Landry, jugeant «essentiel» de poursuivre l'approche «unique» de francisation pour ces personnes, première étape vers l'alphabétisation. «Comment apprendre le français comme les autres quand on est analphabète dans sa propre langue?»

En raison du différend avec le gouvernement québécois, depuis trois ans, Lis-moi tout Limoilou ne touche plus une subvention de 64 000 $, ce qui équivaut à la moitié de son budget. L'organisme n'a pas eu d'autre choix que de diminuer à 15 heures par semaine (12 heures l'an prochain) la formation offerte à sa clientèle, alors que l'objectif visé est plutôt de 20 à 25 heures. La direction réclame «un financement adéquat et soutenu» afin de poursuivre sa mission.

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