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Immigration: Cloutier veut faire de la francisation un droit fondamental

Le député péquiste de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Le député péquiste de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Il faut couler dans le ciment de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne le droit à la francisation pour les immigrants, proclame Alexandre Cloutier.

Les cours ne doivent pas se limiter à la langue, mais aussi embrasser l'enseignement de notre histoire et de notre culture, poursuit le candidat à la chefferie du PQ, rencontré à la veille du cinquième et dernier débat entourant la succession de Pauline Marois, tenu à Montréal.

Les thèmes, dont débattront M. Cloutier, Pierre Karl Péladeau, Pierre Céré et Martine Ouellet, portent sur la langue française, la diversité culturelle et l'immigration.

Sur ce dernier point, le député de Lac-Saint-Jean annonce qu'il débarque à l'événement avec une série de propositions dont le pivot central est la lutte contre le chômage qui sévit chez les néo-Québécois. En 2013, 5 à 10 ans après leur arrivée en sol québécois, le taux de chômage de ces derniers atteignait 11,2 %. Il est de 7,6 % pour le reste de la population.

La clé de leur intégration, avance M. Cloutier, c'est la maîtrise du français. «Entre 30 % et 40 % des immigrants ne comprennent pas le français à leur arrivée», note l'aspirant-chef.

«Tout passe par l'apprentissage de la langue. C'est comme cela qu'on a des échanges avec la communauté dans laquelle on habite, qu'on se trouve un emploi, qu'on peut s'épanouir.»

À titre d'idée phare, Alexandre Cloutier ressuscite un élément du projet de Charte de la langue que Diane de Courcy a déposé lorsqu'elle a été ministre dans le gouvernement de Pauline Marois. L'inscription du droit à la francisation «m'apparaît comme une solution à plusieurs problèmes dont celui d'une intégration réussie».

L'aspirant-chef envisage l'offre de formation aux candidats à l'immigration avant même qu'ils ne posent le pied au Québec. Ils auraient accès à des cours en ligne dès le dépôt de leur demande «dans leur pays d'origine», précise M. Cloutier, de 12 à 18 mois avant leur arrivée.

À l'enseignement du français, s'ajouteraient celui de «l'histoire et de la culture québécoise aux nouveaux arrivants». Le candidat met de l'avant l'idée que les étudiants étrangers payent les mêmes droits de scolarité que les Québécois s'ils s'établissent en régions, une fois le diplôme en poche.

Reconnaissance des diplômes

M. Cloutier entend aussi remettre à l'ordre du jour le dossier de la reconnaissance des diplômes étrangers en l'étendant à de nouveaux pays. «Trop souvent, des gens nous arrivent en disant : nous avons les outils pour les emplois, mais le diplôme n'est pas reconnu.»

Alexandre Cloutier reprend un discours tenu par nombre de politiciens depuis des années, voire des décennies. À ses yeux, il faut mieux arrimer l'immigration aux besoins du marché du travail et «assurer une meilleure représentation de la diversité dans la fonction publique» dont la composition ne reflète toujours pas le poids démographique des néo-Québécois.

La journée même où le buste du père de la loi 101, Camille Laurin, a été dévoilé à Québec, M. Cloutier propose d'étendre la Charte de la langue aux PME comptant entre 26 et 49 employés et «d'appliquer la loi 101 aux entreprises à charte fédérale», dès que le PQ prend le pouvoir, sans consultation avec Ottawa. Il plaide aussi pour «le respect de la loi 101 sur des chantiers temporaires comme ceux du CHUM et de la Davie», le chantier naval à Lévis.

Le Québec accueille chaque année 50 000 immigrants. Le nombre ne pose pas problème à Alexandre Cloutier, si ce n'est «qu'il faut se questionner sur nos besoins».

Les membres en règle du Parti québécois voteront par téléphone ou par Internet entre le 13 et le

15 mai. Le résultat sera dévoilé en soirée, au Centre des congrès de Québec. Un deuxième tour aura lieu du 20 au 22 mai si aucun des quatre candidats en lice n'a obtenu 50 % plus un des suffrages.

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