Natalité en baisse... sauf à Québec

Les statistiques confirment que la fécondité est en... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Les statistiques confirment que la fécondité est en constant recul au Québec depuis 2009. Seule la région de la Capitale-Nationale échappe à  cette tendance.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Après le petit boum enregistré durant la première décennie du millénaire, la décrue du nombre de naissances se poursuit lentement mais sûrement au Québec. Partout... ou presque. Les femmes de la Capitale-Nationale, elles, gardent le rythme.

Le bilan national est encore négatif en 2014, relève la démographe Martine St-Amour, de l'Institut de la statistique du Québec. «La fécondité est en recul depuis 2009.»

Bon an, mal an, les mamans accouchaient néanmoins toujours de plus de 88500 poupons. Mais l'an dernier, la cohorte des nouveau-nés est tombée sous ce seuil, autour de 87700, pratiquement un millier de moins que l'année d'avant. 

La Capitale-Nationale se démarque cependant. La courbe pointe vers le haut depuis 10 ans. Et elle poursuit son ascension, constate Mme St-Amour. On est, par contre, loin d'un raz de marée : 7621 bébés sont venus au monde dans les maternités des alentours en 2014, soit une quinzaine de plus qu'en 2013. 

La région est toutefois partie de loin. Quelque 7620 bébés, c'est environ 2100 petits de plus qu'au creux de la vague en 2004.

Pas rajeunie pour autant

Est-ce à dire que la Vieille Capitale sera bientôt ragaillardie, rajeunie? Non. Elle trône toujours au fin fond du palmarès du taux de fécondité. En fait, elle a longtemps, très longtemps, été bonne dernière. Québec est aujourd'hui avant-dernière; les Montréalaises font encore moins d'enfants, observe Martine St-Amour.

On sait pourquoi les deux grandes villes se reproduisent peu? Les femmes en âge de procréer y attendent plus longtemps avant d'avoir des enfants et engendrent de plus petites familles. Les démographes n'ont que des hypothèses, pas de certitudes, pour l'expliquer : plus d'étudiantes dans les universités, style de vie dans les milieux urbanisés, femmes souvent au travail, des unions moins stables...

Mais il n'y a pas que dans les grands centres que les femmes patientent avant d'avoir un nourrisson. La même tendance est observée partout au Québec. «Les naissances sont repoussées de plus en plus. Chez les femmes de 35ans et plus, ça augmente de façon continue depuis les années 1980.»

D'ailleurs, les graphiques sont en train de s'inverser complètement. Des tendances fortes, commente Mme St-Amour. Ainsi, les femmes de 35 à 39 ans sont plus fécondes que les plus jeunes du début de la vingtaine. Les plus de 40 ans ont aussi surpassé les moins de 20ans. La maternité est tardive.

En remontant dans le temps, on pourrait retrouver un taux de natalité important chez les femmes plus âgées, précise la démographe. On peut penser aux grandes familles des années 50, 60. «Le taux de fécondité a déjà été plus élevé chez les 40 à 44 ans.» Mais à l'époque, la mère dans la quarantaine avait de l'expérience. Les statistiques révèlent maintenant que près du tiers d'entre elles mettent au monde un premier bébé. Le grand chambardement de la fécondité des femmes québécoises se poursuit donc allègrement.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer