Séisme au Népal: marche à Limoilou en soutien aux victimes

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(Québec) Près de 200 personnes se sont déplacées samedi au parc de l'Anse-à-Cartier, dans le secteur Limoilou, pour prendre part à la marche de solidarité en soutien aux victimes du Népal.

Dès 13h, les organisateurs de l'événement ont demandé aux gens présents de tenir une minute de silence à la mémoire des victimes du séisme meurtrier qui a balayé le pays dans la nuit du 25 au 26 avril. Jusqu'à présent, les autorités népalaises rapportent plus de 6 500 morts et au moins 14 000 blessés.

Contrairement à une marche traditionnelle, l'une des organisatrices, Marie-Christine Joseph, avait avancé l'idée de tenir aussi une course sur une distance de 2,5 kilomètres ou 5 kilomètres pour les plus mordus. 

Quelques minutes avant le départ officiel de la marche sous le soleil, une trentaine de personnes ont pris d'assaut la piste cyclable entourant la rivière Saint-Charles. La marche a débuté vers 13h30 au parc de l'Anse-à-Cartier, pour se terminer une trentaine de minutes plus tard au même endroit. 

L'objectif de la journée était d'amasser au moins 2000 $ en dons. «Nous avons au moins 3000 $», a souligné fièrement Mme Joseph, dont le conjoint, un militaire de Valcartier, est parti en mission au Népal. «Lorsqu'il est parti dans la nuit de dimanche [dernier], je me suis alors dit qu'il fallait que je sois solidaire. Lundi, lorsque j'ai regardé le journal, j'ai vraiment constaté l'ampleur du désastre à Katmandou. C'est à ce moment que j'ai vu que Bhimaya Kharel Chlretri du Marché népalais cherchait des bénévoles. J'ai décidé alors de m'impliquer», raconte celle qui prévoyait un voyage au Népal cette année.

Du côté de Mme Kharel Chlretri, la journée de samedi est un succès sur toute la ligne. «Nous sommes très satisfaits de la réponse des gens», a commenté la copropriétaire du Marché népalais, dans Limoilou. Au total, 3000 $ a été jusqu'à présent amassé à son marché. 

Une dizaine de bénévoles de la Croix-Rouge étaient sur place samedi pour aider les organisateurs lors de l'événement.

Direction Népal

Afin de dresser un bilan de la situation pour venir en aide par la suite aux victimes du séisme, Shyam Suwal va s'envoler pour le Népal le 7 mai, pour une période de trois semaines. 

«J'ai pris trois semaines de congés pour pouvoir y aller», a souligné au Soleil le bénévole de Collaboration Québec Népal, une organisation qui soutient les projets initiés par un organisme local (SPSWO) au Népal depuis 15 ans.

«Mon mandat va être d'aller voir ce qui s'est passé là-bas. Je vais aller notamment dans le village de Kavre pour faire un bilan», ajoute l'homme dans la trentaine d'origine népalaise installé au Québec depuis environ 3 ans. «Notre mission n'est pas d'aider les gens en situation d'urgence, mais plutôt de les aider pour l'après, la reconstruction».

Après son séjour de trois semaines au Népal, M. Suwal va revenir à Québec et présenter son bilan aux membres de Collaboration Québec Népal. «Nous allons alors évaluer comment on peut leur venir en aide à partir d'ici. Par exemple, nous allons voir comment nous pouvons les aider pour la reconstruction des maisons, des écoles et aussi au niveau du système d'eau potable», énumère celui qui a terminé le mois dernier son doctorat en sciences et technologie des aliments à l'Université Laval.

Malgré le fait que tous les membres de sa famille se porte physiquement bien, M. Suwal, originaire de la ville de Dhulikhel, est inquiet pour la suite des choses. «Dans un mois environ, cela va être la saison des pluies. Si les gens n'ont pas de maison, ils vont dormir où, dehors?»,demande-t-il. «C'est une période difficile, car cela dure environ trois, quatre mois».

Collaboration Québec Népal compte environ 150 membres au Québec.

«Le Népal est une tragédie qui me touche énormément. Je travaille dans le domaine de la vente et lundi, j'ai eu beaucoup de misère à travailler. Je trouvais cela absurde de vendre des affaires alors que des gens étaient toujours en dessous de leur maison au Népal. J'envisage de prendre des vacances pour aller aider au Népal.»

Karine Godbout, qui a participé à la course

«Mon mari est Népalais et nous avons des proches qui ont été touchés. La maison des voisins où il habitait est détruite. Nous ne pouvons pas faire grand-chose d'ici, c'est beaucoup d'impuissance, c'est pour cette raison que nous sommes venus à la marche.»

Caroline Halde

«Je me sentirais beaucoup utile d'être sur le terrain là-bas. Ici, on ramasse de l'argent. Là-bas, je pourrais vraiment aider, donner un coup de pouce.»

Jonathan Lessard

«C'est très triste comme situation, ça me fait mal. Toutes les maisons sont détruites là-bas. Je suis inquiète pour l'avenir.»

Ganga Maya Gajmer, qui a de la famille à Katmandou
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