L'abolition des forums jeunesse dénoncée de toutes parts

La coalition Touche pas à mes régions accuse... (PHOTO GRAHAM HUGHES, LA PRESSE CANADIENNE)

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La coalition Touche pas à mes régions accuse le gouvernement de Philippe Couillard de prendre des décisions sans consulter les acteurs régionaux.

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(Québec) Les réactions à l'abolition des forums jeunesse ont fusé jeudi, notamment de la part de la coalition Touche pas à mes régions, qui accuse le gouvernement Couillard de prendre des décisions sans consulter les acteurs régionaux.

Pour Jean-Maurice Matte, maire de Senneterre et porte-parole de la coalition, l'annonce de la fermeture des forums jeunesse s'inscrit dans une série de coupes drastiques qui ont des impacts considérables en région. 

«Il incombera aux régions et au monde municipal d'agir avec moins de capacités d'intervention», a déploré M. Matte par voie de communiqué, se disant «accablé par le manque de dialogue et l'insensibilité de Québec».  

Selon la coalition, il y a une disparité entre le discours favorable aux régions tenu par le gouvernement Couillard et la cinquantaine de mesures d'austérité dont celles-ci sont victimes depuis quelques mois.

De son côté, le président de Place aux jeunes en région, Michel Thisdel, propose au gouvernement de créer, dans le contexte de relance économique, un groupe de réflexion sur la jeunesse et le développement économique. 

«On espère que les jeunes touchés par cette nouvelle [de la fermeture des forums jeunesse] demeureront mobilisés autour de l'enjeu du développement des communautés», a commenté M. Thisdel.

La Commission des jeunes élus de l'Union des municipalités du Québec s'est pour sa part dite inquiète pour la continuité du mandat des forums jeunesse de favoriser la participation citoyenne des jeunes. 

«Pour la relève dans le monde municipal, cette mission est d'une importance capitale : les jeunes de 18 à 35 ans composent 20 % de la population, mais seulement 9 % des élus municipaux. Il y a donc un grand déficit à combler et en ce sens, cette décision du gouvernement est très préoccupante», a souligné le président de la Commission et conseiller municipal à Drummondville, John Husk.

Jeunesse à risque

Même le Regroupement des auberges du coeur, qui représente 28 maisons d'hébergement pour jeunes en difficulté, s'interroge sur la décision du gouvernement de transférer les sommes et les responsabilités des 19 forums jeunesse régionaux aux 110 carrefours jeunesse-emploi de la province. 

«Il ne s'agit pas seulement de devenir employable, mais de construire une vie dont les fondements fragiles comprennent des situations d'abus, de négligence et de violence, de problèmes de dépendance ou de santé mentale et de déficit en termes de compétences sociales [...]. Est-ce que les programmes qu'on mettra en place tiendront compte de ces impératifs?» demande le Regroupement. 

Le Parti québécois et Québec solidaire ont eux aussi mis leur grain de sel, reprochant notamment et respectivement au gouvernement de «bâillonner la jeunesse du Québec» et d'agir «comme si la société civile, c'était un mal».

Les forums jeunesse ont jusqu'au 30 juin pour finaliser les ententes qu'ils géraient, après quoi ils cesseront leurs activités.

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