Une première béatification au Québec aura lieu à Rimouski

Le président du conseil d'administration du Musée régional... (Collaboration spéciale, Johanne Fournier)

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Le président du conseil d'administration du Musée régional de Rimouski, Rémi Lavoie, et la supérieure générale des Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire, Marie-Alma Dubé, ont dévoilé la plaque commémorative visant à rendre hommage à la future Bienheureuse Élisabeth Turgeon.

Collaboration spéciale, Johanne Fournier

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Johanne Fournier

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Le Soleil

(Rimouski) La béatification de la fondatrice des Soeurs de Notre-Dame-du-Saint-Rosaire, Élisabeth Turgeon, marquera une page de l'histoire du Québec. Dimanche, Rimouski sera le théâtre de la première béatification réalisée au Québec.

La cérémonie, qui aura lieu à l'église Saint-Robert-Bellarmin de Rimouski, à 14h30, sera présidée par un représentant du pape François, le cardinal Angelo Amato, qui assume le rôle de préfet de la congrégation pour la cause des saints à Rome. Il sera assisté du primat du Canada et archevêque de Québec, Mgr Gérald Cyprien Lacroix et du nonce apostolique au Canada, Mgr Luigi Bonazzi.

Au-delà de 3000 personnes sont attendues pour ce moment important dans l'Église. «Des autobus viendront de Québec, de la Gaspésie, du Lac-Saint-Jean et des États-Unis», énumère soeur Gabrielle Côté, qui fait partie du comité organisateur de l'événement. Un autobus en provenance de Beaumont, dans la région de Belle-chasse, où est née Élisabeth Turgeon, convergera aussi vers Rimouski.

Lundi, au Musée régional de Rimouski, les Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire ont donné le coup d'envoi à une semaine d'activités qui culminera, dimanche, par la célébration solennelle au cours de laquelle leur fondatrice deviendra Bienheureuse. 

Soeur Élisabeth Turgeon et ses compagnes avaient emménagé dans la première église de pierre de Rimouski, le 20 octobre 1876, pour en faire le premier couvent des Soeurs des Petites-Écoles, comme on les appelait à l'époque. Depuis 1971, le bâtiment patrimonial abrite le Musée régional de Rimouski.

Une plaque commémorative relatant ces premiers moments a été dévoilée au Musée lundi. Les administrateurs du site ont profité de l'occasion pour annoncer que la salle du rez-de-chaussée portera dorénavant le nom de salle Élisabeth-Turgeon. «Ce lieu est cher parce que c'est ici qu'a commencé l'oeuvre des Soeurs des Petites-Écoles, souligne la supérieure générale des Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire, Marie-Alma Dubé. Je suis certaine que notre Bienheureuse se sentira bien dans cet espace culturel puisqu'il a été notre premier couvent. Merci de garder vivante la mémoire de notre chère fondatrice.» 

C'est le président du conseil d'administration du Musée, Rémi Lavoie, qui a eu l'idée de nommer une salle du nom d'Élisabeth Turgeon. «C'était tout à fait naturel puisque, comme musée, nous avons un devoir de mémoire», explique-t-il.

25 ans d'attente

Les soeurs de la congrégation auront été patientes puisque le processus avant d'en arriver à la béatification de leur pionnière aura pris 25 ans. On attribue quelques miracles à la religieuse, dont l'un qui, selon la supérieure générale de la communauté, a été reconnu et étudié par cinq médecins. «En 1991, Michel Boucher de Trois-Pistoles avait un cancer incurable, relate soeur Marie-Alma Dubé. Un infirmier lui a conseillé de prier soeur Élisabeth Turgeon, en qui il avait beaucoup confiance. Deux ou trois mois plus tard, sans avoir eu recours à des médicaments, le cancer était complètement disparu.»

Cinquième enfant d'une famille de 10, Élisabeth Turgeon naît le 7 février 1840 à Beaumont. Elle étudie à l'École normale Laval de Québec de 1860 à 1862 et suit des cours chez les Ursulines. Par la suite, elle enseigne à Saint-Romuald, à Saint-Roch de Québec et à Sainte-Anne-de-Beaupré. Le 3 avril 1875, à l'invitation de Mgr Jean Langevin, la jeune femme s'installe à Rimouski, où elle se joint aux Soeurs des Petites-Écoles. Le 12 septembre 1879, Élisabeth et 12 de ses compagnes prononcent leurs voeux en religion. 

Pendant toute sa courte vie, elle aura une santé fragile. Elle décède le 17 août 1881 à l'âge de 41 ans. «La sainteté de soeur Élisabeth, ça a été d'aller au bout de son humanité», dira soeur Gabrielle Côté.

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