Fort Cartier-Roberval: seconde phase de fouilles espérée

Découvert en 2005, le site Cartier-Roberval de Cap-Rouge... (Photothèque Le Soleil, CCNQ)

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Découvert en 2005, le site Cartier-Roberval de Cap-Rouge n'a été fouillé qu'à 25 %. La Commission de la capitale nationale aimerait bien en explorer 50 %.

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(Québec) Québec a déjà injecté près de 8 millions $ pour déterrer des vestiges de la première colonie française retrouvée sur le promontoire du cap Rouge. L'imminence du 475e anniversaire du site Cartier-Roberval (1541-1543) stimule cependant la Commission de la capitale nationale; une nouvelle exploration archéologique, tout aussi imposante, est en gestation, a appris Le Soleil. Reste (seulement) à convaincre le gouvernement de payer la note.

«À la suite des premières phases de fouilles, entre 2006 et 2010, on a eu des recommandations pour faire une seconde phase de fouilles parce qu'il y avait seulement environ 25 % du site qui avait été fouillé», explique au Soleil la coordonnatrice, communications et relations publiques Anne-Marie Gauthier. «Ce qu'on espérerait, c'est de fouiller environ 50 % du site. C'est ce qui ressort des recommandations des archéologues.»

En début d'année, on a donc octroyé un contrat aux experts. On leur a demandé d'étayer le dossier : objectifs, échéanciers, budget...

Le rapport a été déposé. «La Commission, on est à le finaliser, à l'analyser. Ce qu'on veut faire, c'est une recommandation au gouvernement.» Lire ici qu'on demande les fonds pour lancer les travaux rapidement : «Pourquoi on le fait à ce moment-ci, c'est qu'il y a une année anniversaire intéressante qui s'en vient. C'est qu'en 2016-2017, c'est le 475e anniversaire de cette colonie.»

«On pourrait aller encore plus loin. Parce que si on veut mettre en valeur ce site-là de grande importance qu'on a découvert, [...] il faut en connaître un peu plus et confirmer certaines hypothèses», plaide Mme Gauthier.

La question pécuniaire : combien? «Aucune idée.» La facture ne serait pas tout à fait complétée : «On n'en est pas là.»

On sait cependant qu'en plus des travaux archéologiques, on voudrait assurer la pérennité des vestiges par l'implantation d'une structure d'accueil permanente. «Pour faire découvrir le site au plus grand nombre.»

Le budget initial de 7,7 millions $ est épuisé. «Si on veut aller dans une deuxième phase de fouilles, on ne se le cachera pas, il y a des coûts rattachés à ça.»

Le temps presse, semble-t-il. Disons que 2016-2017, c'est bientôt. «C'est demain! Effectivement.»

Le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, recevra une demande officielle sous peu : «On souhaite le présenter dans les prochains jours, sinon les prochaines semaines.» Anne-Marie Gauthier fait remarquer, à ce propos, que le site «est dans son comté».

Retrouvé par hasard

Rappelons que le fort Cartier-Roberval a été retrouvé «un peu par hasard». «C'est dans des fouilles exploratoires avant le projet de la promenade Samuel-De Champlain qu'on a découvert qu'il y avait quelque chose là... Finalement, on a découvert la première tentative de colonie française. C'est un site vraiment d'importance. Tout le monde aurait intérêt à la fouiller davantage pour le mettre en valeur éventuellement de façon pérenne.»

Le Musée de l'Amérique francophone accueille jusqu'au 16 août l'exposition La colonie retrouvée, qui présente notamment certains des milliers d'artéfacts déterrés sur le site Cartier-Roberval.

Un peu d'histoire

D'aucuns auront relevé que le fort Cartier-Roberval a été érigé bien avant la fondation de Québec. C'est tout l'intérêt du lieu.

Sa découverte en 2005 avait d'ailleurs émoustillé des archéologues, des historiens... et des politiques. Le premier ministre Jean Charest s'était déplacé pour inaugurer le chantier de fouilles.

Donc, nous sommes en 1541. Le roi François Ier, de France, envoie Jean-François de La Rocque de Roberval fonder une colonie. Jacques Cartier avait déjà «découvert» le nouveau continent en 1534 et en 1535; ses talents de navigateur ont donc été mis à contribution pour cette nouvelle expédition, relève le Musée de l'Amérique francophone, qui présente une exposition sur le site Cartier-Roberval.

Cartier serait arrivé le premier et aurait construit les installations initiales avant de reprendre la mer vers la France. Roberval débarquera plus tard avec 200, peut-être 500, nobles, femmes, même des repris de justice. Des animaux, aussi. On voulait rester. La troupe de Roberval est demeurée environ un an sur place avant de jeter l'éponge et de rentrer outre-Atlantique. Il faudra attendre Samuel de Champlain pour que les Français s'installent à demeure en 1608

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