Prière au conseil municipal: le maire de Cap-Chat se plie au jugement à contrecoeur

Le maire de Cap-Chat, Judes Landry, ne récitera... (PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE JOHANNE FOURNIER)

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Le maire de Cap-Chat, Judes Landry, ne récitera plus la prière avant les réunions de son conseil municipal, mais bien malgré lui.

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Johanne Fournier

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Le Soleil

(Cap-Chat) Dans l'Est-du-Québec, il restait quelques dizaines de municipalités dont le conseil prononçait une prière en début de séance. Cap-Chat et Saint-Godefroi, en Gaspésie, étaient de celles-ci. Les deux maires se plieront au jugement de la Cour suprême. Dans le cas de Cap-Chat, c'est à contrecoeur. «Ça me met pas en colère, sauf que je trouve qu'on est dans un pays où c'est nous autres qui sommes majoritaires, mais il faut se rallier à la minorité», soutient Judes Landry.

Pour l'instant, il n'ose pas trop se prononcer sur le sujet, considérant qu'il appartiendra à son conseil municipal de statuer sur la question. Mais il a du mal à cacher sa réticence par rapport à ce jugement qui interdit la prière avant le début des assemblées. Il aimerait bien continuer à faire sa prière, comme il l'a toujours faite, lui qui entame sa 24e année en politique municipale. «J'ai pas envie de l'arrêter, mais on va faire comme les autres, se résout-il à dire. On arrêtera ça. Si c'était rien que de moi, je finirais mon mandat en faisant la prière. Puis après, ce serait à un autre de la faire ou non.»

Le maire Landry ne voit pas en quoi la prière puisse déranger certains concitoyens. «On fait notre signe de croix et c'est bien correct comme ça, estime-t-il. On demande de l'aide dans nos décisions.» Même s'il entend se conformer au jugement de la cour, l'envie de modifier le libellé de sa prière le ronge. «Je pense que je vais en faire une autre et personne ne pourra dire qu'elle est catholique», songe-t-il. Selon lui, ceux qui s'opposent à la prière croient en Dieu, mais n'ont juste pas les mêmes valeurs.

À Saint-Godefroi, le maire retirera la prière. Ce ne sera pas malgré lui. Comme c'est un jugement de la Cour suprême, il prend cela au sérieux et n'oserait jamais rouspéter. «Moi, je voulais l'abolir, raconte Gérard-Raymond Blais. On a pris un vote, les conseillers ont dit que ça dérangeait personne et que c'était la tradition. On n'a jamais eu de plainte de citoyens. Ils étaient même plutôt d'accord.»

Pour le maire Blais, qui est à la barre de Saint-Godefroi depuis plus de 13 ans, la prière est un sujet très délicat à aborder. Il estime que son homologue de Saguenay, Jean Tremblay, est à l'origine d'une tempête qui a pris des proportions démesurées. «La prière, c'est personnel, fait-il valoir. Je trouve que le maire Tremblay est allé trop loin.»

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