Le conseil municipal de Lévis abandonne la prière

«La décision de la Cour suprême, elle est... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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«La décision de la Cour suprême, elle est logique, elle est sensée et nous y adhérons», a martelé M. Lehouillier. «Dès la prochaine assemblée, [la prière] va être éliminée.»

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(Québec) La «divine Providence» ne sera plus appelée en renfort pour «éclairer» le conseil municipal de Lévis. Le maire Gilles Lehouillier se conformera sans regrets au jugement de la Cour suprême qui interdit la prière lors des séances.

«Il n'y aura plus de prière à l'hôtel de ville de Lévis. Ça va être remplacé par peut-être quelques instants de recueillement», a statué mercredi M. Lehouillier.

Celui-ci était visiblement prêt à réagir à l'ordonnance de la Cour suprême, qui concerne Saguenay au premier chef, mais rejaillit nécessairement sur les autres municipalités québécoises. «Déjà, on s'interrogeait, nous, de notre côté, sur la nécessité ou non de poursuivre avec la prière», a fait savoir le maire.

«La décision de la Cour suprême, elle est logique, elle est sensée et nous y adhérons», a martelé M. Lehouillier. «Dès la prochaine assemblée, [la prière] va être éliminée.»

Le texte, récité en début de séance par le président, en l'occurrence le maire, allait comme suit : «Je demande à la divine Providence de nous éclairer pour les décisions que nous allons prendre.» Il avait été adopté par l'administration précédente, celle de Danielle Roy Marinelli, qui l'avait importé de Saint-Jean-Chrysostome et choisi en raison de sa simplicité et sa concision.

M. Lehouillier est apparu très à l'aise avec le changement. «Ce qui compte pour moi, c'est les décisions qu'on prend», a-t-il insisté. C'est d'ailleurs en ce sens que va son propre recueillement avant les séances du conseil municipal. «Moi, je me dis toujours : j'espère que je vais bien représenter ma collectivité et les gens qui ont fait en sorte qu'on soit là», a-t-il confié.

Quant au crucifix, qui trône dans la salle du conseil, il est là pour rester. «Le crucifix, il sera enlevé lorsque celui de l'Assemblée nationale sera enlevé», a tranché M. Lehouillier, l'air de penser que le symbole religieux en avait pour un bon bout de temps encore.

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