Pourquoi manifester?

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Des manifestants devant le parlement samedi, lors de la marche Action Climat.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Pourquoi manifester? Le Soleil a posé la question à quelques personnes lors de la marche Action Climat à Québec, samedi.

Mélanie

«On veut garder une terre saine pour la prochaine génération», dit Mélanie, qui a pris part à l'événement avec son petit garçon. Samedi, elle disait militer surtout pour une meilleure répartition de la richesse. «On consomme trop, produit trop, il y a des inégalités sur la Terre qui sont absolument aberrantes. Je ne sais pas combien de kilos de nourriture on jette tous les jours alors qu'il y a des gens qui meurent de faim», déplore-t-elle. «On pourrait très bien faire autrement... et faire mieux pour nos enfants.» Vêtus de t-shirts sur lesquels était inscrit: «Nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants», Mélanie et son fils sont des habitués des manifestations. Leur dernière remonte au 8 mars, pour la Journée internationale des femmes. Ils retourneront à nouveau dans la rue le 1er mai pour la Journée internationale des travailleurs.

***

Lisa et Debbie

«Les gens ont besoin de se rassembler pour ce en quoi ils croient», dit Lisa, qui, avec sa mère Debbie, a pris l'autobus à Montréal en vue de se joindre à la marche. Mais la lutte se fait au quotidien, croit la jeune fille, qui explique qu'elle a intégré plusieurs habitudes de vie pour lutter contre les changements climatiques. «On essaie de manger moins de viande, d'utiliser moins de plastique. Changer son alimentation est primordial, on vote trois fois par jour.» Si la mère et la fille partagent les mêmes inquiétudes concernant le climat, Debbie avait aussi une autre raison de marcher. «Je veux que les jeunes votent, je veux qu'ils s'expriment, en s'organisant et en participant activement à la société», dit Debbie.

***

Les mémés déchaînées

Anna-Louise Lafontaine et Nicole Desrosiers, du groupe Les mémés déchaînées, portent trois causes dans leur coeur: l'environnement, la justice et la paix. «Tout ça, c'est relié», dit Anna-Louise, qui voudrait «que l'on laisse à chaque personne de la place sur la terre, avec le plaisir d'en jouir». Inspirées des Raging Grannies, les mémés déchaînées se joignent à de nombreuses manifestations où, déguisées, elles entament des chansons. «C'est important de laisser un bel héritage à nos enfants», ajoute-t-elle. Nicole Desrosiers a également voulu exprimer son désaccord envers les oléoducs. «Je trouve cela très dangereux, on vit sur de la dynamite.» «On espère que tous les gens venus ici aujourd'hui repartent avec le goût de faire quelque chose», conclut Anna-Louise. «C'est notre souhait!»

***

David

Venu de Montréal, David ne voulait pas manquer l'occasion d'exprimer son désaccord envers les oléoducs, peu avant la rencontre des premiers ministres provinciaux. Les oléoducs «vont passer par Québec, alors la lutte est rendue ici». «Je ne pouvais pas manquer ce genre d'événement.» Habitué des manifestations, David a profité de la marche pour recycler sa pancarte «Police politique», trouvée à Montréal lors d'une manifestation. «Je suis un archiviste d'artefacts protestataires. J'ai voulu lui donner vie, car c'est très d'actualité», dit le militant, qui évoque les nombreuses arrestations lors des manifestations du printemps. S'il participait à la marche, David s'est montré critique envers l'événement. «Aujourd'hui, ce n'est pas une manifestation, c'est une marche; tous les éléments ont été décidés avec la police», exprime-t-il. «Ce n'est pas de la contestation pure.»

***

Raphaël

Au milieu de la foule, Le Soleil a rencontré un manifestant déguisé en thon qui, marchant à l'inverse des autres, semblait remonter le courant. «Les décisions que le gouvernement prend présentement ne me conviennent pas», dit Raphaël, associé au groupe Greenpeace. «Il faut se tourner vers des énergies renouvelables, même si pour cela, il faudrait ralentir la croissance.» Raphaël, qui fréquente encore le cégep, s'est aussi déplacé pour demander que le gouvernement Couillard écoute les jeunes et les manifestants. «On est dans une démocratie, j'y crois. Notre système n'est pas parfait, mais en participant à des événements comme ça on peut changer les choses.»

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