L'ex-«Banane rebelle» demande l'abolition de l'article 19.2

L'ex-«Banane rebelle», qui a remisé son costume depuis... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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L'ex-«Banane rebelle», qui a remisé son costume depuis la fin du conflit étudiant de 2012, demande au maire Labeaume d'abolir l'article du Règlement sur la paix et le bon ordre de la Ville de Québec qui impose aux organisateurs de manifestations de donner leur itinéraire à la police.

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(Québec) Gabriel Marcoux-Chabot, le manifestant autrefois connu sous le surnom de «Banane rebelle», a invité mercredi le maire Régis Labeaume à abolir l'article 19.2 du Règlement sur la paix et le bon ordre de la Ville de Québec, qu'il estime responsable des tensions entre les policiers et les manifestants.

Le père de famille de 32 ans, qui a remisé son costume de banane depuis la fin du conflit étudiant de 2012, a fait parvenir une lettre ouverte au maire de Québec dans laquelle il l'accuse d'être le véritable responsable de la violence pour avoir fait adopter l'article 19.2, qui impose aux organisateurs de manifestations de donner leur itinéraire à la police.

«Au lieu de favoriser la paix et le bon ordre, [l'article 19.2] attise la haine et provoque des tensions, obligeant le service de police à réprimer par la force des manifestations autrement pacifiques», indique M. Marcoux-Chabot dans sa lettre.

En entrevue avec Le Soleil, celui qui est étudiant au doctorat en création littéraire, propriétaire de la maison d'édition La nef des fous, écrivain et sculpteur, a précisé que la situation était bien différente avant l'adoption de l'article 19.2.

«En 2012, j'ai été de plusieurs manifestations dont l'itinéraire n'avait pas été donné à la police. Souvent, les policiers nous accompagnaient quand même et il n'y avait pas de problème. Maintenant, la manifestation est déclarée illégale d'office si l'itinéraire n'est pas donné ou n'est pas respecté ou si une personne commet un acte criminel», explique-t-il.

Gabriel Marcoux-Chabot est convaincu que même les policiers ne se réjouissent pas tous de la loi, qu'ils n'ont cependant pas le choix de faire appliquer. «Ils ne sont sûrement pas tous heureux de se retrouver en position de confrontation à cause d'un règlement voté par le maire et les conseillers.»

Responsabilités

«Je veux donc faire prendre conscience à M. le maire de ses responsabilités en tant qu'élu. Je veux aussi créer un mouvement de réflexion globale pour qu'on arrête de considérer les manifestants comme des sous-individus. Moi, je suis aussi un manifestant, mais je ne suis pas une tête brûlée», indique celui qui a été mordu par un chien policier et arrêté en même temps que 273 autres personnes lors de la manifestation du 24 mars.

M. Marcoux-Chabot invite également les personnes qui souhaitent exprimer leur accord avec le contenu de sa lettre au maire de Québec à la cosigner en cliquant sur le lien gabrielmarcouxchabot.com/lettreouverte

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