La ministre de la Famille tend la main aux garderies

La ministre de la Famille, Francine Charbonneau... (Archives La Presse Canadienne)

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La ministre de la Famille, Francine Charbonneau

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(Québec) La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, tente de rebâtir les ponts avec les associations de garderies publiques et privées qui réclamaient sa tête le mois dernier.

Les canaux de communication avec l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) et l'Association des garderies privées (AGPQ) ont été rouverts au cours des derniers jours. Des rencontres ont été tenues avec la sous-ministre à la Famille et la directrice de cabinet par intérim de Mme Charbonneau. La ministre elle-même n'était pas autour de la table.

«C'est quand même une situation délicate pour des groupes qui demandent sa démission», note Samir Alamhad, de l'AGPQ, qui a eu sa rencontre lundi. «On nous a promis du changement, que la ministre sera à l'écoute, qu'elle sera disponible et que l'administratif sera au rendez-vous.»

À la fin février, dans une rare sortie publique commune, l'AQCPE et l'AGPQ ont dénoncé le manque de préparation de la ministre et sa méconnaissance des dossiers. La réforme des services de garde a été confiée «à une personne qui n'est pas à la hauteur de la situation», dénonçait alors Louis Sénécal, de l'AQCPE. La rencontre de M. Sénécal avec le cabinet de la ministre, il y a 10 jours, lui a été présentée comme un «nouveau départ». Il s'agissait des premiers contacts depuis la demande formulée au premier ministre de démettre Mme Charbonneau. «On était conscient que ce qu'on avait fait était important et que ça aurait un impact, note M. Sénécal. Mais on a accueilli positivement cette main tendue.»

Il faut maintenant travailler à rétablir une confiance mutuelle, ajoute-t-il. «Il y a des raisons des deux côtés d'être méfiants, reconnaît M. Sénécal. C'est en travaillant tranquillement sur certains aspects qui nous séparent qu'on va être capables de reprendre confiance. On s'entend pour travailler dans l'intérêt des familles et des enfants du Québec. On a une obligation de résultat.»

Parmi les récriminations des associations de garderies, le frein mis au développement des places, le fait d'apprendre à travers les médias certains changements et la modulation des frais de garde selon le revenu. À cet effet, M. Sénécal rappelle que les CPE continueront à facturer 7,30 $ par jour aux parents. Ce n'est qu'au moment de remplir leur rapport d'impôt, l'an prochain, que les sommes supplémentaires seront ponctionnées, le cas échéant.

Nouvelle grille tarifaire

La nouvelle grille de tarification ne sera en vigueur qu'à partir du moment où le projet de loi 28 sera adopté, avec ou sans bâillon. 

Au bureau de la ministre Charbonneau, on juge que les rencontres avec les associations ont été «satisfaisantes». L'éponge semble passée sur la demande de démission. «On a été étonné par les propos tenus dans cette conférence, affirme l'attachée de presse Léa Nadeau. On n'avait jamais rompu les ponts avec eux et ils ne nous avaient jamais fait part de leur mécontentement. On a discuté de leur sortie et vérifié leur intérêt à travailler à nouveau avec nous.»

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