Miss Dolittle au secours des animaux sauvages

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(Québec) Que diriez-vous de nourrir un animal, de soigner ses blessures et de ramasser ses excréments tous les jours, en évitant le plus possible de le flatter et de vous attacher à lui? Difficile, non? C'est pourtant ce que fait Jennifer Tremblay, alias «Miss Dolittle», «par amour pour la nature», dans son refuge de Saint-Henri-de-Lévis.

C'est dans cette maison de Saint-Henri-de-Lévis, transformée en... (Le Soleil, Frédéric Matte) - image 1.0

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C'est dans cette maison de Saint-Henri-de-Lévis, transformée en refuge, que Jennifer Tremblay accueille les animaux sauvages qui ont besoin de soins avant d'être relâchés dans la nature. 

Le Soleil, Frédéric Matte

Il fait plutôt frisquet lorsqu'on entre dans cette maison abandonnée, qui a été transformée en refuge il y a tout juste un an. On ne veut pas habituer ses pensionnaires - en majorité des écureuils, des marmottes et des oiseaux - à trop de chaleur, parce qu'ils devront bientôt réapprendre à survivre seuls, à l'extérieur. 

Les humains doivent aussi éviter de trop faire sentir leur présence, en étant bruyants et en cajolant les mammifères. «C'est pas un service à leur rendre non plus parce que le but, c'est qu'ils retournent dans leur habitat naturel», soutient Kathy Andrews, de Stoneham, qui vient donner un coup de main quelques heures par semaine chez SOS Miss Dolittle, comme une trentaine d'autres bénévoles. 

Soutenue par son conjoint, Jennifer Tremblay a abandonné sa carrière de conseillère en orientation, sa «cage dorée» comme elle l'appelle, pour se consacrer entièrement aux animaux. D'abord avec un site d'annonces classées (www.missdolittle.com) qui sert à trouver une nouvelle famille d'adoption aux animaux de compagnie, puis avec son refuge.

«C'était un rêve de petite fille pour moi de sauver les animaux», justifie-t-elle simplement. L'organisme qu'elle a fondé est 100 % bénévole et survit grâce à des dons de la population. Chaque animal porte le nom de son «sauveur», question de lui rendre hommage, comme Bruce, cette chauve-souris qui a été retrouvée par un passant au pied de l'hôtel Le Concorde. 

Bagues et micropuces

Depuis l'ouverture du refuge, le 1er avril 2014, Jennifer Tremblay et son équipe ont soigné pas moins de 130 bêtes, alors qu'ils s'attendaient à en recevoir une trentaine. «On se rend compte qu'on répond vraiment à une demande», souligne Mme Tremblay. Depuis la fermeture du Jardin zoologique du Québec, en 2006, il n'existait aucune structure du genre dans la grande région de Québec.

Celle qui est aussi technicienne en aménagement de la faune, et qui a des mentors «un peu partout dans le monde», trouve important de baguer les oiseaux et d'installer des micropuces aux mammifères qu'elle relâche dans différents milieux, question de ne pas créer de surpopulation. «On veut garder une trace de ce que l'on fait.» Pour l'instant, aucun n'a été ramené chez SOS Miss Dolittle, signe qu'ils ont probablement réussi à se «refaire une vie dans la nature».

Le cas Nymous

C'est chez SOS Miss Dolittle qu'on a amené le raton laveur Nymous, lorsque des agents de la faune l'ont saisi chez un couple du mont Radar, à Saint-Sylvestre, au début mars. L'histoire, révélée par Le Journal de Québec, avait suscité la compassion du public.

Une semaine après la saisie, le couple a pu récupérer son animal, car il a entre-temps obtenu un permis du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Jennifer Tremblay tient toutefois à avertir le public que de garder chez soi un animal sauvage est illégal, et qu'«il y a une tonne de bonnes raisons pour lesquelles les gens ne peuvent pas trouver un animal dans la nature et décider que ça devient leur animal domestique».

En haut de la liste vient la santé. Les ratons laveurs, par exemple, peuvent être porteurs de la rage et de vers ronds, la «bête noire des réhabilitateurs», parce que c'est une bactérie qui est transmissible à l'humain, qui peut migrer au cerveau et occasionner des troubles neurologiques irréversibles.

Miss Dolittle avait accepté Nymous dans son refuge parce que «même s'il avait deux ans de vie dans une maison, avec des humains, il était complètement réhabilitable», assure-t-elle.

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