Injection supervisée: l'idée d'un service mobile sera analysée

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La conseillère municipale Chantal Gilbert

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(Québec) L'idée d'un service d'injection supervisée mobile proposée par les commerçants de Saint-Roch mérite d'être considérée, estime la conseillère du secteur, Chantal Gilbert.

«Ce que je trouve intéressant est que la SDC évolue avec tout le monde. Ils ont fait l'exercice de voir ce qui peut-être acceptable pour eux», a commenté Mme Gilbert en entrevue au Soleil en marge du conseil municipal lundi soir.

Craignant que la construction d'une «piquerie légale» nuise à l'image du quartier Saint-Roch, la directrice de la Société de développement commercial, Catherine Raymond, a fait état de cette idée dans Le Soleil de dimanche.

«C'est sûr qu'ils se préoccupent du lieu. En proposant une clinique mobile, ils se disent que ce ne sera pas nécessairement attaché à l'image de Saint-Roch», a commenté Mme Gilbert qui se dit très sensible à cet épineux dossier.

La question de l'implantation à Québec d'un service où des utilisateurs de drogues intraveineuses pourraient s'injecter la substance dans un endroit encadré par des professionnels de la santé est revenue dans l'actualité avec la publication en février d'un rapport piloté par le CSSS de la Veille-Capitale. Ces experts, qui estiment à 900 le nombre d'utilisateurs de ce type de drogue à Québec, recommandent un tel service. 

«Acceptabilité»

Mais la question du lieu où le construire fait débat. Saint-Roch apparaît comme le secteur tout indiqué et la prochaine étape est de voir à «l'acceptabilité sociale» d'un SIS.

Mme Gilbert, qui a toujours plaidé pour qu'un tel centre soit situé dans un établissement de santé, reconnaît que le dossier est délicat.

«J'essaie d'écouter tout le monde, d'être très vigilante. Ça fait six ans que je lis tout sur le sujet et sur ce qui se fait à l'étranger. Je connais les inquiétudes des citoyens, des commerçants. Je sais ce que les organismes communautaires veulent. Il faut conjuguer tout ça. Mais une unité mobile sera analysée», a dit Mme Gilbert. «Et l'acceptabilité sociale, il faut qu'elle soit là.»

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