Les régions demandent une «stratégie nationale» pour ramener les jeunes

Le défi est de ramener ceux qui ont... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le défi est de ramener ceux qui ont un intérêt pour un mode de vie qui diffère un peu de celui du centre-ville de Montréal ou de Québec.

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(Québec) Ça fait 25 ans que Place aux jeunes en région tente d'endiguer l'exode vers les grands centres. Ça fait 25 ans que Place aux jeunes en région assiste au dépeuplement de vastes pans de la nation québécoise.

«Encore aujourd'hui, même si ça fait 25 ans qu'on travaille très fort, le défi de l'occupation du territoire est encore entier», concède Mathieu Vigneault, le directeur général de l'organisation financée par Québec et le Mouvement Desjardins. «On le sait, ce qui se passe en région, on le sait bien que les régions éloignées vivent encore une migration négative.»

Le taux de natalité ne permet plus d'assurer le renouvellement de la population, ajoute-t-il. Et l'émigration de la relève accentue la décroissance. M. Vigneault pense donc qu'il est temps d'attaquer le problème de front en adoptant une «stratégie nationale» pour diriger les jeunes vers les régions.

Mardi dernier, l'Institut de la statistique publiait son bilan annuel des migrations entre les régions du Québec. On y confirmait encore que les contrées distantes des grands centres sont délaissées par leur jeunesse.

C'est justement pour essayer de freiner la tendance que Place aux jeunes en région (PAJR) avait été lancé en 1990, se souvient M. Vigneault. Mais la tendance est encore forte.

«C'est un classique depuis toujours; les jeunes quittent les régions rurales pour aller étudier avant tout.» D'autres pour un boulot, pour fonder une famille, pour découvrir le monde.

«Grande séduction»

Le défi est de ramener ceux qui ont un intérêt pour un mode de vie qui diffère un peu de celui du centre-ville de Montréal ou de Québec. «Il y a des jeunes qui sont faits pour aller vivre en région et des jeunes qui ne sont pas faits pour aller vivre en région.»

À l'origine, PAJR n'accompagnait que les natifs. Depuis, le mandat a été élargi pour offrir du soutien à tous les 18 à 35 ans qui souhaitent s'exiler hors des grands centres urbains. Autant les diplômés originaires des villes, les immigrants en quête d'un milieu de vie plus aéré que les exilés ayant le mal du pays.

Pour séduire, PAJR recrute autour de 6000 candidats par année. Puis on les installe dans un bus pour une «grande séduction». Durant deux jours, on fait visiter une des 62 MRC partenaires. On cause prix des maisons, activités, emplois, attraits...

M. Vigneault soutient que, bon an, mal an, quelque 900 se laissent charmer par une des régions du Québec. Soulignons cependant que 900, c'est le nombre d'habitants perdus par la seule Côte-Nord en 2013-2014; on est loin du compte.

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