Des imams canadiens lancent une fatwa contre l'État islamique

Syed Soharwardy et 37 autres dirigeants musulmans ont... (Photo Chris Young, Archives La Presse canadienne)

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Syed Soharwardy et 37 autres dirigeants musulmans ont lancé une fatwa contre le groupe État islamique.

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La Presse Canadienne
Calgary

Un groupe d'imams canadiens ont condamné les sympathisants du groupe armé État islamique, les désignant comme des non-musulmans.

Syed Soharwardy et 37 autres dirigeants musulmans ont lancé une fatwa contre le groupe armé qui tente d'aller chercher des appuis.

M. Soharwardy, qui a fondé le Conseil suprême islamique du Canada, soutient que l'État islamique ne respecte pas la loi musulmane. En conséquence, ajoute-t-il, cette organisation et quiconque l'appuie, ne devraient plus être considérés comme des musulmans. «Ils ont été excommuniés. Ceux qui voudraient les appuyer devraient être excommuniés eux aussi.»

Ces imams et autres érudits islamiques viennent de Montréal, de Vancouver, d'Edmonton et de Toronto. On compte dans le groupe des représentants de diverses mouvances de l'islam, a mentionné M. Soharwardy.

«C'est important pour tous ceux qui savent que les opinions de ces juristes doivent être suivies. C'est significatif car notre fatwa est fondée sur les enseignements du Coran et du Prophète. Compte tenu des preuves que l'ÉI viole les lois islamiques, (cette fatwa) aura un poids important pour ceux qui doivent être convaincus que l'ÉI ne prend pas le bon chemin.»

Selon lui, l'ÉI a violé la loi islamique en décapitant des prisonniers, en tuant des musulmans qui ne les appuyaient pas, en détruisant des mosquées, en brûlant à vif des soldats ennemis et en encourageant les filles musulmanes à se joindre à eux.

Le religieux dit espérer que le message sera entendu par ceux qui pourraient être recrutés par l'ÉI. «Nous prions chaque musulman, plus particulièrement les jeunes, à ne pas se laisser influencer par ces discours, ces chansons ou cette littérature d'imposteurs prétendant être musulmans et qu'on peut retrouver sur Internet ou les réseaux sociaux. C'est un piège pour les jeunes musulmans.»

L'imam ne s'est pas montré tendre envers le premier ministre Stephen Harper et le gouvernement fédéral, leur reprochant de mettre sur un même pied les sympathisants de l'ÉI et les djihadistes.

Il a affirmé que pour les musulmans, «djihad» signifie lutte. En l'employant, on peut contribuer à accroître la sympathie envers le groupe terroriste qui combat en Syrie et en Irak. «Ces gens emploient tellement ce mot à la légère que les gens commencent à éprouver de la sympathie pour les organisations terroristes. Un des facteurs de l'essor du terrorisme est cette islamophobie et ce mauvais emploi des mots par des représentants du gouvernement.»

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