Migrations au Québec: la capitale continue d'attirer les jeunes

Dès qu'ils terminent leurs études où qu'ils vieillissent,... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Dès qu'ils terminent leurs études où qu'ils vieillissent, les habitants de la capitale sont cependant nombreux à sortir de la ville.

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(Québec) La capitale continue d'attirer les jeunes de l'Est, observe l'Institut de la statistique du Québec. Mais ils sont très nombreux, dont plusieurs nouvelles familles, à repartir vers la périphérie en vieillissant.

Québec maintient donc un solde migratoire légèrement positif; il y a plus de résidents des autres régions qui viennent s'y installer que de départs, explique la démographe Martine St-Amour, auteure d'une étude publiée mardi. «Chez les 15-24 ans, on fait des gains importants.»

C'est donc dans les cohortes du passage à l'âge adulte que l'afflux est recensé. C'est l'époque des grands chambardements : formation d'un couple, premier enfant, nouvel emploi, entrée au cégep ou à l'université...

Dès qu'ils terminent leurs études ou qu'ils vieillissent, les habitants de la capitale sont cependant nombreux à sortir de la ville. Certains rentrent au bercail, mais beaucoup restent à proximité. Les couronnes de Québec sont populaires : «Portneuf, la Jacques-Cartier et la Côte-de-Beaupré vont faire des gains chez les 25-44 ans.»

Et ils viennent d'où, tous ces jeunes attirés par la capitale? Plusieurs débarquent de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et du Bas-Saint-Laurent. «[Mais], c'est la région de la Côte-Nord qui affiche les pertes les plus importantes. Dans le cas de la Côte-Nord, la population est en déclin, principalement en raison des pertes migratoires interrégionales. La région maintient un accroissement naturel positif, mais qui ne parvient pas à compenser les pertes migratoires interrégionales.» En un an, environ 900 personnes sont parties, c'est près de 1 % de la population.

Pertes en régions «éloignées»

La Côte-Nord est la plus touchée. Mais toutes les régions dites éloignées subissent des pertes, fait remarquer Mme St-Amour.

Au coeur de cette grande mouvance populationnelle : Montréal. C'est l'épicentre, la ville autour de laquelle le plus de migrants gravitent, selon la démographe.

Pas nécessairement pour s'y installer, toutefois. Même si quelques dizaines de milliers de Québécois quittent leur domicile pour s'établir dans la grande ville, ils sont encore plus nombreux à faire leur valise pour la quitter. La métropole est, depuis de nombreuses années, fuie par des résidents qui préfèrent emménager dans une autre région! Environ 53 600 Montréalais ont ainsi pris la route vers une autre localité du Québec en 2013-2014.

Ils vont où ces milliers d'émigrants municipaux? Pas trop loin. Surtout à Laval, dans Lanaudière, les Laurentides et la Montérégie.

Depuis quatre ans, l'exil de la métropole ralentit cependant un peu. Et il demeure que les naissances et les nombreux immigrants internationaux qui y déposent leurs valises compensent largement les départs. La population totale est donc toujours en croissance.

Soulignons que les chercheurs remarquent, par ailleurs, que la population québécoise est de moins en moins encline à changer de région. Il y a ralentissement dans les déménagements. Le même phénomène est observé au Canada et aux États-Unis, note Mme St-Amour.

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