Les organismes communautaires réclament l'aide gouvernementale

Vicky Brazeau, directrice du Regroupement des organismes communautaires... (Le Soleil, Baptiste Ricard-Chatelain)

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Vicky Brazeau, directrice du Regroupement des organismes communautaires de la région 03 (ROC 03), déclare: «Ce qu'on dit au gouvernement, c'est: "Prenez vos responsabilités"».

Le Soleil, Baptiste Ricard-Chatelain

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(Québec) La ronde prébudgétaire est bien entamée. Lundi, les organismes communautaires de la région de la Capitale-Nationale sont entrés dans la danse : Québec doit hausser leur financement sans quoi ils devront couper dans les services, supprimer des emplois, préviennent-ils.

Autour de la capitale, au moins une dizaine de groupes venant en aide aux démunis, aux immigrants, aux aînés ou aux enfants défavorisés n'arrivent plus à joindre les deux bouts, avertit la directrice du Regroupement des organismes communautaires de la région 03, Vicky Brazeau. «Ce qu'on dit au gouvernement, c'est : "Prenez vos responsabilités".»

Le portrait serait similaire à la grandeur du Québec, le milieu aurait besoin d'environ 162 millions $, dont une dizaine de millions pour la Capitale-Nationale, évalue-t-elle. Justement, 162 millions $, c'est exactement le montant que leur avait promis le précédent gouvernement, affirme Mme Brazeau. Montant qui aurait été effacé par l'équipe libérale afin d'équilibrer les finances publiques. On aimerait le voir réapparaître dans le prochain budget.

IMPACT SUR LE TERRAIN

Sur le terrain, l'impact serait réel. «On n'est pas capable de compléter la fin de mars. Il va nous en manquer», regrette la directrice de l'Association bénévole Côte-de-Beaupré, Monique Proulx. «Le conseil d'administration parle de couper les services.»

Ici, il est question de repas livrés à domicile pour les aînés et les personnes à mobilité réduite moyennant une contribution d'environ 6 $. Ou de transport pour les malades vers les cliniques et les hôpitaux de la capitale. «Les gens âgés qu'on dessert ne sont vraiment pas argentés.»

Mme Proulx explique qu'il faudra probablement éliminer deux jours de livraison de repas durant la semaine. Et annuler l'aide pour la production des déclarations de revenus, essentielles afin de toucher les crédits d'impôt et autres versements étatiques destinés aux plus pauvres.

«C'est qui qui va donner les services?» s'inquiète à son tour la directrice du Service d'aide à l'adaptation des immigrants et immigrantes de Québec, Jelena Krstic. «Avez-vous une réponse? Moi, je n'en ai pas.» Sans l'apport de son organisation, l'intégration des réfugiés dans la société d'accueil sera plus difficile, craint-elle.

PEINER À PAYER LE LOYER

D'autant plus que le SAAI aurait déjà fait face à des compressions de 80 000 $ en 2011. Afin de se maintenir à flot, Mme Krstic avait dû mettre à pied deux employés et se débarrasser d'une auto «indispensable» pour accompagner les femmes à leurs rendez-vous de suivi de grossesse ou livrer de l'aide alimentaire. «Nous nous sentons pris à la gorge.»

Avec le nouveau resserrement budgétaire imposé par Québec, elle peinerait maintenant à payer le loyer. Jelena Krstic se dit «à bout de souffle».

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