Journée internationale des femmes: tir groupé contre l'austérité

Quelques centaines de manifestants ont dénoncé «une attaque... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Quelques centaines de manifestants ont dénoncé «une attaque contre les femmes» menée par les libéraux.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Le gouvernement libéral a été la cible d'un tir groupé tout féminin, dimanche, dans le cadre de la Journée internationale des femmes. Des centaines d'entre elles ont marché dans les rues de la province pour dénoncer l'austérité, qu'elles considèrent comme «une attaque» contre la gent féminine.

À l'instar de plusieurs villes de la province, la capitale a été le théâtre d'une grande marche, dimanche midi, portant sur le thème de l'austérité. «C'était un [enjeu] incontournable», a déclaré Renée Fortin, porte-parole de la Coalition régionale de la Marche mondiale de la femme, organisation derrière le rassemblement. «Les coupures en éducation, dans les services de garde, dans la santé publique... Les femmes vont écoper beaucoup plus [que les hommes]», a-t-elle déploré, travaillant elle-même dans un centre d'aide aux femmes de Québec.

Les militantes ayant pris la parole ont cité allègrement une étude de l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques publiée la semaine dernière, laquelle concluait que les mesures d'austérité nuisent davantage aux femmes. Selon la même analyse, les mesures de relance économiques, à l'opposé, profitent surtout aux hommes. Un cercle vicieux décrié par les mouvements féministes.

Selon Mme Fortin, les différentes compressions ou modulations de tarifs, comme les services de garde, pourraient décourager certaines femmes de demeurer sur le marché de l'emploi. «Est-ce que ça vaut encore le coup d'aller travailler? Si les femmes posent des questions, c'est un retour en arrière», a-t-elle tranché.

Des représentantes de la communauté autochtone se sont aussi jointes au groupe de manifestantes, alors qu'une enquête nationale est toujours réclamée pour faire la lumière sur des centaines de femmes disparues ou assassinées au Canada. Même les Nations Unies ont sommé le gouvernement canadien d'agir dans ce dossier.

La marche de Québec a démarré au parc de l'Amérique-Française, près du Grand Théâtre. Le cortège a ensuite emprunté le boulevard René-Lévesque, la rue Cartier et a terminé son parcours à la hauteur de l'église Saint-Jean-Baptiste, sur la rue Saint-Jean. Sous escorte policière, la manifestation, légale, s'est déroulée dans une ambiance résolument festive. Aucun incident n'a été déploré par le Service de police de la Ville de Québec.

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