Loi 20 et procréation assistée: les familles LGBTQ recommandent le statu quo

«Dans les couples homosexuels, on sait d'avance que... (Photo Digital/Thinkstock)

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«Dans les couples homosexuels, on sait d'avance que l'enfant ne sera pas né avec les gamètes des deux parents!» fait valoir la directrice générale de la Coalition des familles LGBTQ, Mona Greenbaum.

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(Québec) Les membres de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre du Québec (LGBTQ) ne devraient pas avoir à subir une évaluation psychosociale s'ils désirent recourir au programme de procréation assistée tel que le prévoit sa nouvelle mouture.

C'est du moins ce que plaide la Coalition des familles LGBTQ dans le mémoire qu'elle présentera le 18 mars prochain en commission parlementaire sur le projet de loi 20.

Dans le texte législatif, il est indiqué que «lorsqu'un projet parental comporte l'apport de forces génétiques d'une personne qui n'est pas partie prenante à ce projet, aucune activité de procréation assistée ne peut être entreprise sans qu'une évaluation psychosociale positive de la personne ou des personnes formant le projet parental n'ait été transmise au médecin».

Or, selon la directrice générale de la Coalition des familles LGBTQ, Mona Greenbaum, la mesure touche 100 % de la communauté qu'elle représente puisque par la force des choses, tous ses membres doivent recourir aux gamètes d'un étranger s'ils désirent avoir un enfant.

«Dans les couples homosexuels, on sait d'avance que l'enfant ne sera pas né avec les gamètes des deux parents!» fait valoir Mme Greenbaum, qui dit néanmoins comprendre l'idée derrière le texte puisque les parents hétérosexuels doivent entamer un deuil important lorsqu'ils ont recours au programme de procréation assisté. Ceux-ci sont pour la première fois confrontés à l'idée que leur rejeton ne portera pas l'entièreté de leur bagage génétique.

Malgré cela, la directrice générale de l'organisation représentant les familles LGBTQ juge qu'une évaluation psychosociale n'est nécessaire que dans les cas où le médecin a des raisons de croire qu'un couple ou un individu, hétéro ou homo, ne possède pas les capacités parentales nécessaires pour élever un enfant.

Un tel processus, qui inclut souvent des enquêtes policières, peut non seulement être très long - parfois des mois -, mais également très coûteux, souligne-t-elle puisque le gouvernement n'entend pas payer pour l'évaluation qui est aux frais des futurs parents.

Inquiétudes

Mona Greenbaum évoque aussi des inquiétudes au sein de la communauté LGBTQ voulant que les travailleurs sociaux et les psychologues «inadéquatement formés» puissent considérer une famille homoparentale inadaptée pour la simple raison qu'elle n'est pas composée d'une mère et d'un père.

La Coalition recommande ainsi au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de préserver le statu quo et conséquemment, de ne s'en tenir qu'à une simple rencontre avec un psychologue. D'autres recommandations sont formulées dans le mémoire, notamment de prévoir la couverture des dépenses des personnes trans qui ont subi une chirurgie de changement de sexe (ou ont pris des hormones) puisqu'ils sont, au même titre que des cancéreux, infertiles après des traitements médicaux.

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