Le député Marc Tanguay maintient une publicité sur un site controversé

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«Rien aujourd'hui ne me permet de penser que nous n'aurions pas dû placer de la publicité pour nous assurer d'être visible auprès de ces citoyens de mon comté de LaFontaine», a indiqué le député.

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Martin Ouellet
Le Soleil

(Québec) Le député libéral Marc Tanguay refuse de retirer une publicité parue sur le site Web d'un centre communautaire islamique qui propose des textes prônant la violence faite aux femmes.

Un portrait du député de LaFontaine et l'adresse de son bureau de circonscription apparaissent bien en évidence sur la page Web du Centre communautaire Fath, qui se présente comme une association à vocation éducative et socioculturelle, sans but lucratif, oeuvrant au service de la communauté musulmane de Rivière-des-Prairies.

Le site affiche les activités du centre communautaire - soccer, volleyball, apprentissage du Coran et de l'arabe, conférences, etc. - et comporte une bibliothèque virtuelle dans laquelle des ouvrages encouragent ouvertement la soumission des femmes et le recours à la violence contre elles.

Dans l'un de ces ouvrages, intitulé «Exemption du Coran des mensonges des calomniateurs», il est écrit à la page 198: «Si l'épouse de l'un d'entre nous n'accomplit pas sa prière ou refuse d'obtempérer aux ordres de son mari, celui-ci doit la corriger afin de ne pas la laisser détruire la cellule familiale, il ira même jusqu'aux coups, mais ces derniers ne doivent pas être douloureux.»

L'auteur, Munqidh ibn Mahmoûd Es-Saqqâr, convient que la «correction n'est point, en principe, la base des relations avec la femme» et qu'elle est réservée «que pour l'épouse désobéissante».

Un autre ouvrage intitulé «L'islam la religion de tous» estime qu'il est du «devoir» de la femme de rester à la maison pour prendre soin de sa famille. Si une femme n'a d'autre choix que d'intégrer le marché du travail, il lui faut choisir une fonction «adaptée à sa nature».

«Il est du devoir de la femme de s'occuper principalement de son mari et de ses enfants. Elle doit consacrer son temps à gérer avec prudence les affaires de sa maison. Si la femme se trouve dans l'obligation de travailler, qu'elle le fasse en respectant les principes de l'islam et en choisissant les emplois qui s'adaptent à sa nature comme professeur, infirmière, gynécologue, pédiatre, etc.», peut-on lire.

Le député Marc Tanguay a refusé mardi d'accorder une entrevue à La Presse Canadienne mais il a fait parvenir une déclaration dans laquelle il justifie la parution de sa publicité sur ce site Web.

«Mon bureau de circonscription a placé de la publicité sur le site du Centre communautaire Fath comme il le fait pour de nombreuses organisations qui ont pignon sur rue dans ma circonscription», souligne M. Tanguay.

«Rien aujourd'hui ne me permet de penser que nous n'aurions pas dû placer de la publicité pour nous assurer d'être visible auprès de ces citoyens de mon comté de LaFontaine», ajoute-t-il.

M. Tanguay fait aussi remarquer que le Centre communautaire Fath n'a commis aucun geste illégal.

«J'invite tous à faire preuve d'ouverture, de nuances et à ne pas tirer de conclusions hâtives. Comme député, jamais je ne placerais de la publicité sur le site d'un organisme que je saurais poser des gestes illégaux», soutient-il.

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