Le maire de Montréal demande la libération du blogueur Raïf Badawi

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«Le gouvernement canadien doit intercéder auprès du gouvernement d'Arabie saoudite afin d'obtenir la libération immédiate de M. Badawi», a affirmé le maire Denis Coderre en conférence de presse, lundi, en compagnie de l'épouse du blogueur, Ensaf Haidar, et d'autres élus municipaux.

La Presse, Olivier Jean

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Peter Rakobowchuk
La Presse Canadienne
Montréal

Le maire de Montréal demande au premier ministre du Canada Stephen Harper d'intervenir auprès de ses homologues saoudiens pour qu'ils relâchent le blogueur Raïf Badawi, dont le sort demeure toujours incertain.

M. Badawi, dont la femme et les enfants sont réfugiés à Sherbrooke, a été condamné à dix ans de prison et à 1000 coups de fouets pour avoir critiqué la police religieuse saoudienne sur son blogue.

«Le gouvernement canadien doit intercéder auprès du gouvernement d'Arabie saoudite afin d'obtenir la libération immédiate de M. Badawi», a affirmé le maire Denis Coderre en conférence de presse, lundi, en compagnie de l'épouse du blogueur, Ensaf Haidar, et d'autres élus municipaux.

M. Coderre a d'ailleurs encouragé ses collègues des autres villes à «poser des gestes de solidarité» pour réunir la famille Badawi.

Selon Stephen Harper, le fait que M. Badawi ne détienne pas la citoyenneté canadienne limite sa possibilité d'agir dans cette affaire. Le premier ministre avait condamné - et condamne toujours, dit-il - la peine «barbare» imposée à M. Badawi.

Questionné à la Chambre des communes sur l'état de santé du détenu, qui se détériorerait, selon certains, le gouvernement a répété qu'il ne pouvait «rien faire de plus» pour l'aider.

Le maire Coderre, un ancien ministre de l'Immigration, estime que le gouvernement fédéral pourrait délivrer un permis ministériel pour des raisons humanitaires et ainsi permettre à M. Badawi de rejoindre les siens, au Canada.

«Nous l'avons fait par le passé, c'est possible. Nous laissons le gouvernement faire ce qu'il doit faire. Mais il y a un moyen, je l'ai fait moi-même», a-t-il expliqué.

Épreuve éprouvante

Vendredi dernier, pour une sixième semaine consécutive, les autorités saoudiennes ont reporté la séance de flagellation publique du blogueur, selon Amnistie Internationale. Il avait reçu ses 50 premiers coups de fouet le 9 janvier et devait subir le même traitement pour une période de 19 semaines.

Mme Haidar a confié aux journalistes que le fait d'attendre des nouvelles de son époux chaque semaine était une épreuve particulièrement éprouvante pour elle et ses enfants: «Ils attendent chaque vendredi, ils me posent des questions et maintenant ils savent toute l'histoire, c'est difficile».

La directrice d'Amnistie internationale du Canada francophone,Béatrice Vaugrante, a indiqué que M. Badawi pourrait recevoir d'autres coups de fouets puisque rien n'a été annulé en terme légal. «Il n'a pas été fouetté, mais nous ne savons pas pourquoi», a-t-elle affirmé.

Mme Vaugrante est préoccupée par l'état de santé de l'homme de 32 ans, qui s'alimente mal en prison et qui a des problèmes de pression sanguine.

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