Ottawa ne s'excusera pas auprès d'Abassi

Ahmed Abassi reproche au Canada de l'avoir livré... (Photo tirée de Facebook)

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Ahmed Abassi reproche au Canada de l'avoir livré au FBI.

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(Québec) Ottawa n'a pas l'intention de présenter ses excuses à Ahmed Abassi, un ex-étudiant de l'Université Laval soupçonné d'avoir formé un complot terroriste visant à attaquer un train de Via Rail, a appris Le Soleil.

«Notre gouvernement prend très au sérieux la menace terroriste et fait confiance aux agences de sécurité qui travaillent sans relâche afin de maintenir les Canadiennes et les Canadiens en sécurité», a commenté dans un échange de courriels Jean-Christophe De Le Rue, attaché de presse du ministre fédéral de la Sécurité publique Steven Blaney, rappelant qu'Abassi a été reconnu coupable d'accusations en matière d'immigration par un tribunal américain. 

«De plus, le Canada est une terre d'accueil généreuse pour les plus de 250 000 immigrants qui y sont reçus chaque année. Cependant, le Canada n'est pas un asile pour les immigrants illégaux qui ne respectent pas les lois canadiennes», a poursuivi M. De Le Rue.

Dans notre édition de dimanche, Abassi reprochait au Canada de l'avoir livré au FBI. Il réclamait des excuses publiques, une compensation financière et le droit de terminer ses études. L'homme de 28 ans souhaitait blanchir sa réputation. 

«Je demande au Canada de s'excuser publiquement. Et des simples excuses ne suffisent pas, il doit payer. Il doit aussi effacer mon nom de Google et ma photo. Finalement, je ne demande pas une résidence permanente, mais juste le droit de compléter mon doctorat», avait souligné Abassi, de sa Tunisie natale.

Rappelons que l'ex-étudiant de l'Université Laval s'était vu refuser par le gouvernement du Canada son visa en janvier 2013. Il a alors décidé de se rendre aux États-Unis pour tenter de nouvelles démarches auprès de l'ambassade canadienne à New York. Un agent du FBI, Tamer, était infiltré dans son milieu. Dès son arrivée aux États-Unis, Abassi a menti aux douaniers en disant qu'il travaillerait pour Tamer, et ce, afin d'obtenir le droit de rester au pays de l'oncle Sam. 

Le 22 avril 2013, Abassi est arrêté et accusé d'avoir fait de fausses déclarations dans le but de faciliter un acte terroriste international. Selon le FBI, il aurait contribué à radicaliser l'un des hommes - Chiheb Esseghaier - accusés d'avoir comploté pour attaquer un train de Via Rail effectuant la liaison entre Toronto et New York. 

Procès à Toronto

Le procès d'Esseghaier, un Montréalais d'origine tunisienne, et celui de son présumé complice, un résident permanent canadien d'origine palestinienne, Raed Jaser, se déroule d'ailleurs actuellement à Toronto. 

En juillet 2014, les accusations de terrorisme qui pesaient contre Abassi ont été abandonnées, faute de preuves. Il a cependant été reconnu coupable d'accusations réduites en matière d'immigration.

Quelques mois avant son arrestation, Abassi avait demandé de l'aide pour régulariser son statut d'immigrant auprès du bureau de la députée néo-démocrate de Québec, Annick Papillon. Abassi avait également eu recours aux services d'un avocat spécialisé en immigration de Québec.

Joint par Le Soleil lundi, l'attaché de presse de Mme Papillon, David Patry, n'a pour l'instant pas voulu commenter la situation.

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