La Maison Emmanuel en difficulté

La cofondatrice Murielle Boutin espère que la caravane... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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La cofondatrice Murielle Boutin espère que la caravane rescapée pourra encore se poster les lundis, mercredis et jeudi devant l'église Notre-Dame-de-Jacques-Cartier dans le quartier Saint-Roch.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Un petit organisme catholique d'aide aux démunis, porté par des bénévoles, est en difficulté. La Maison Emmanuel n'a plus de local, sa caravane est en panne, et les coffres sont plutôt dégarnis.

L'organisme logeait rue Marie-de-l'Incarnation. Un problème de salubrité, de moisissures aurait toutefois poussé la troupe vers la porte. Puis la maladie a frappé. La cofondatrice Murielle Boutin n'a pu amasser les fonds nécessaires au fonctionnement. Quand la caravane utilisée pour distribuer nourriture et vêtements dans Saint-Roch a cassé, il n'y avait plus suffisamment de fonds pour payer le garagiste, selon elle. «Ce qui fait qu'on s'est un petit peu enfoncé.»

«En ce moment, c'est difficile.» Beaucoup pensent que l'organisme a fermé boutique. «Là, on est hébergé par un de nos bénévoles. C'est un jeune qu'on a déjà aidé», ajoute-t-elle.

Elle aimerait bien relancer les opérations, trouver un nouveau logis. Mme Boutin voit grand. Son rêve : une Maison Emmanuel Dieu avec nous, son nom complet, installée à la campagne, mais accessible par transport collectif. Un bâtiment assez grand pour aménager une chapelle qui serait jouxté d'une fermette, histoire d'occuper les jeunes recueillis... «On a vraiment besoin d'un coup de pouce.»

Les visées expansionnistes n'entreraient pas en conflit avec la mission première qu'avait choisie l'organisme, soit la distribution de boissons, de repas et de vêtements. Dans le projet, le véhicule réparé se posterait toujours aux coins des rues Caron et Saint-Joseph Est, en basse ville, devant l'église Notre-Dame-de-Jacques-Cartier. Murielle Boutin espère que la caravane rescapée pourra encore s'y poster les lundis, les mercredis et les jeudis.

Deuxième S.O.S.

Ce n'est pas la première fois que la Maison Emmanuel de Québec «lance un S.O.S.» En 2013, Mme Boutin avait alerté les médias; la première caravane venait de rendre l'âme. L'appel avait été entendu, raconte-t-elle. Un père dont la fille s'était déjà retrouvée sur le trottoir avait offert gracieusement son véhicule de vacances. Mais cette «roulotte» est aujourd'hui immobilisée.

La Maison Emmanuel a choisi de ne compter que sur les dons privés afin, notamment, de pouvoir afficher sa vocation religieuse. Elle est inscrite au registre des organismes de bienfaisance canadiens depuis 2007. En 2013, ses revenus s'élevaient autour de 70 000 $. Les années précédentes, ils étaient plutôt d'environ 40 000 $.

Soulignons que la Saint-Vincent de Paul offre des services similaires, aussi dans une caravane. Les jours de distribution, d'intervention diffèrent cependant. Le Marginal, le nom affublé au véhicule, va à la rencontre des démunis, surtout les mardis et jeudis. Les deux organisations ne sont donc pas en compétition dans la rue, note la directrice générale, Chantal Godin.

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