Femmes dans les C.A.: «La mixité vaut mieux que les quotas»

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Les femmes sont de plus en plus présentes dans les universités (60 %), de sorte que le bassin de recrutement de candidates deviendra de plus en plus grand.

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(Québec) Il n'y a pas assez de femmes dans les conseils d'administration, mais ce n'est pas l'imposition de quotas qui réglera fondamentalement le problème. La mixité choisie comme approche volontaire par les dirigeants et les conseils d'administration eux-mêmes, mais plus encore viser une diversité des âges, avoir des hommes, des femmes et des représentants des communautés ethniques seraient des moyens d'obtenir une multiplicité d'approches profitables pour une organisation qui veut bien connaître son marché.

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La présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville-Dechêne

Le Soleil, Erick Labbé

C'est en substance ce que révélait la présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville-Dechêne, devant un groupe de femmes de Femmes en affaires de la Capitale-Nationale et Femmes Alpha, mercredi midi, dans la salle la plus masculine du Cercle de la Garnison de Québec, celle des présidents!

Selon Mme Miville-Dechêne, les mesures incitatives valent mieux que les méthodes coercitives. Elle en donne pour preuve l'initiative que la présidente du Mouvement Desjardins, Monique F. Leroux, a mise en place pour l'évaluation des hauts dirigeants de la coopérative. Ils sont notés aussi bien sur leurs performances que sur la place qu'ils ont faite aux femmes pendant la dernière année.

«Ça ne bouge pas rapidement, avouait Mme Miville-Dechêne. Au rythme où vont les choses, le Conference Board craint que la parité ne puisse pas être atteinte avant la fin du présent siècle», expliquait-elle en entrevue.

Changement de mentalité

À la base, il faut un changement de mentalité autant chez les hommes que chez les femmes. «Les hommes, continue-t-elle, doivent recruter en dehors de leurs connaissances et de leur réseau habituel. Ils doivent sortir du old boys club et prendre un peu plus de risque en choisissant des femmes. Et les femmes doivent avoir confiance en elles et surtout ne pas se mettre elles-mêmes des barrières dans leur avancement. Les femmes peuvent tout avoir, carrière, enfants, postes de direction, mais pas tout en même temps. Elles doivent apprendre à foncer. Les choix des membres des conseils devraient être effectués en fonction des valeurs, non des stéréotypes.»

Elle note que les femmes sont de plus en plus présentes dans les universités (60 %), de sorte que le bassin de recrutement de candidates deviendra de plus en plus grand. D'ailleurs, il y a plus d'avocates que d'avocats, donne-t-elle parmi les exemples.

Les mentalités doivent se transformer, Mme Miville-Dechêne en est convaincue, car les femmes n'ont pas à être meilleures que les hommes, mais simplement être aussi bonnes qu'eux. De plus, elle considère que les mandats devraient comprendre des échéances, de sorte que les conseils d'administration pourraient se renouveler régulièrement non seulement avec des femmes, mais avec de nouvelles personnes capables d'apporter des façons différentes de comprendre la société en ayant une diversité de points de vue.

Malgré tout le chemin parcouru par les femmes, certains milieux ne font pas beaucoup de place aux femmes dans leur conseil d'administration et dans les postes de la haute direction.

Parmi les exemples d'entreprises ayant encore des pas à faire, Mme Miville-Dechêne a noté Metro qui ne compte que 3 femmes sur 14 membres de son C. A., Agropur avec 3 femmes sur un C. A. de 15 personnes, ou Reitmans qui n'en compte aucune, comme le groupe Pomerleau. Mais le Groupe Jean Coutu compte 42 % de femmes dans son conseil, la Capitale assurances, 45 % et Hewitt équipement, 50 %.

Femmes en affaires de la Capitale-Nationale et Femmes Alpha, qui ont invité Mme Miville-Dechêne, ont décidé après la rencontre de mettre en place une formation sur la participation des femmes dans les conseils d'administration.

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