500 000 $ pour aider les autochtones qui arrivent en ville

La directrice générale du Centre d'amitié de Québec,... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La directrice générale du Centre d'amitié de Québec, Jocelyne Gros-Louis, a discuté avec le ministre fédéral des Affaires autochtones, Bernard Valcourt, qui était de passage à Loretteville, lundi.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le ministre fédéral des Affaires autochtones, Bernard Valcourt, était de passage à Loretteville lundi pour annoncer l'octroi de 500 000 $ aux différents centres d'amitié du Québec, qui oeuvrent en milieu urbain.

«On n'a pas idée du défi qui est posé à ces jeunes-là qui arrivent de petites communautés isolées. Ils arrivent avec plus de peur que d'espoir. C'est là que le centre d'amitié intervient», a déclaré le ministre Valcourt.

Avec son armée de bénévoles, sa garderie et sa cuisine communautaire, le Centre d'amitié de Québec sert de refuge aux autochtones - en majorité des Innus de la Côte-Nord - qui arrivent en ville à la recherche d'un travail ou d'un endroit pour étudier. «Il y a un va-et-vient constant», commente Jocelyne Gros-Louis, directrice générale.

Mme Gros-Louis déplore toutefois que l'argent annoncé n'aille pas directement dans les poches des centres d'amitié. «Nous, on a la clientèle, on a le monde, mais en bout de ligne, on n'en a pas plus [d'argent].» En fait, 430 000 $ est octroyé au Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec (RCAAQ), dont le bureau est à Québec, et 70 000 $ à RÉSEAU Mont-réal, qui a la même mission dans la métropole. Cette aide est ponctuelle et servira exclusivement à «élaborer des stratégies», de dire le ministre.

«Nous, notre objectif, c'est pas de faire des colloques, des réunions et des forums, c'est d'aider les gens qui sont ici!» lance Mme Gros-Louis. Parce que les besoins sont criants. Tout juste après le point de presse du ministre, on s'affairait à remplir les paniers de denrées, fournies par Moisson Québec, qui seront distribués à 60 familles cette semaine.

Le Centre est aussi en contact constant avec les maisons pour femmes violentées, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), les écoles, les organismes d'aide à l'emploi et les refuges pour itinérants.

Situé sur la rue Louis-IX à Québec depuis 35 ans, le Centre accueille un nombre toujours grandissant d'autochtones parce que c'est le secteur de la population canadienne qui est le plus jeune et le plus en croissance. Près de 56 % des autochtones canadiens vivent en milieu urbain.

Se plier au jugement

Le ministre des Affaires autochtones, Bernard Valcourt, a indiqué lundi qu'il allait se plier à la décision de la Cour fédérale, rendue en décembre, qui oblige le gouvernement à s'asseoir avec les Hurons-Wendat pour discuter du partage de la réserve faunique des Laurentides. Les Hurons-Wendat et les Innus considèrent tous deux cette zone comme incluse dans leur territoire ancestral. «Nous allons prendre acte de la décision et agir en conséquence. Il est important que nous nous conformions à la directive de la Cour», a statué le ministre.

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