Réforme à l'aide sociale: les groupes de défense dénoncent une «attaque»

Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Les groupes de défense des personnes assistées sociales sont en colère. Les changements envisagés à l'aide sociale par le gouvernement de Philippe Couillard constituent une «attaque», selon eux.

Le Front commun des personnes assistées sociales du Québec et la Coalition pour l'accessibilité aux services des centres locaux d'emploi dénoncent une «nouvelle vague de coupures à l'aide sociale». Leurs porte-parole rejettent particulièrement trois mesures envisagées par le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, rapportées dans l'édition du Soleil de jeudi.

Ils estiment qu'elles aggraveraient la précarité des personnes en situation de pauvreté, plutôt que de leur permettre d'assurer leurs besoins essentiels ou un retour au travail. Ils les jugent soit viciées à la base, soit biaisées parce qu'elles alimenteraient des préjugés.

Dans la première catégorie, ils rangent l'intention du ministre François Blais de faire en sorte que les revenus qu'un prestataire tire du partage de son logement soient déclarés dès la deuxième chambre qu'il loue et non plus à partir de la troisième.

Dans la seconde, il classe celle sur la valeur des résidences et celle sur les séjours à l'étranger.

Si les propositions du ministre sont adoptées sans modification, la valeur nette d'une résidence sera prise en compte dans le calcul des prestations. Quelque 400 ménages seront touchés par ce changement. L'exemption courra jusqu'à une valeur de 200 000 $. Au-delà, la valeur de la propriété aura un effet sur les chèques d'aide sociale.

Hors Québec

Un prestataire ne pourra plus, par ailleurs, s'absenter deux mois d'affilée du Québec, mais seulement 15 jours consécutifs - quitte à repartir par la suite pour une autre période de deux semaines.

Selon le Front commun des personnes assistées sociales du Québec et la Coalition pour l'accessibilité aux services des centres locaux d'emploi, le gouvernement Couillard, s'il voulait être constructif, ferait ce que n'a pas voulu faire le gouvernement de Pauline Marois. Il corrigerait ce que les élus de l'Assemblée nationale ont déjà, et à l'unanimité, jugé être une injustice, soit le fait que les prestations d'aide sociale des mères monoparentales touchant une pension alimentaire pour enfants sont amputées.

Retour en arrière

Renée Dubeau, de l'Association pour la défense des droits sociaux du Québec métropolitain, voit dans les changements proposés «un retour en arrière».

Elle s'étonne que les personnes assistées sociales soient considérées comme «des aubergistes ou des locateurs» lorsqu'elles choisissent de partager les dépenses avec d'autres «pour survivre». «Pourquoi pénaliser la solidarité?» demande Mme Dubeau.

«Les gens nous parlent de leurs difficultés à se loger convenablement ou de leur attente exaspérante d'un logement social. Il est rare que des personnes nous relatent leur dernier voyage! Et pour les autres qui reçoivent un voyage en cadeau ou qui se privent pour en faire un, quelles sanctions envisage M. Blais?»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer