Jour de l'An ambitieux à Québec

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(Québec) Le jour de l'An à Québec a gagné en notoriété et en maturité depuis sa première présentation sur la Grande Allée en décembre 2009. Et les organisateurs nourrissent encore de grandes ambitions pour l'événement afin qu'il devienne le coup d'envoi des festivités hivernales dans la capitale.

«Il y a toujours place à mieux et à plus gros», lance André Verreault, concepteur et coordonnateur de la grande boum hivernale depuis ses débuts. Il se rappelle le premier jour de l'An, qui consistait en une seule journée de célébrations. L'année suivante, l'arrivée de la grande roue marquait l'étalement de la fête sur cinq jours.

Puis la venue de Boy George en 2012, l'un des DJ les mieux cotés de la planète, a fait entrer l'événement dans les ligues majeures. «Quand il a twitté que c'était le plus beau jour de l'An de sa vie, ça a ouvert les oreilles du monde», s'enorgueillit M. Verreault. Il a maintenant droit à un retour d'appel lorsqu'il laisse un message sur la boîte vocale de géants de l'industrie musicale comme Live Nation.

Cette année, Destructo, un autre DJ majeur, sera du party du 31 décembre. La soirée laissera aussi une large place à la musique traditionnelle et à de nombreux danseurs. M. Verreault rapporte que 50 000 personnes étaient présentes l'an passé, Place George-V, pour danser et célébrer, selon une estimation policière. Qu'espérer de plus avec un achalandage pareil?

«J'aimerais avoir de l'animation tous les soirs à partir du 27 décembre. Ce que je veux, c'est que ça soit le début de la saison hivernale et que l'on continue jusqu'au Carnaval», projette l'organisateur.

Faute de temps, le jour de l'An aurait pu être télédiffusé. Mais ce n'est que partie remise. Nous tournons un pilote cette année qui sera présenté pour trouver un télédiffuseur l'an prochain. L'événement pourrait être diffusé en direct ou en différé pour permettre aux gens à la maison de se joindre aux quatre heures de musique que nous proposons.»

Hôtels pleins

L'an passé, le magazine Internet Impressive Magazine a placé Québec dans le top 5 des meilleurs endroits au monde pour célébrer le Nouvel An, derrière Berlin, Sydney, Londres et Hong Kong. Le genre de publicité qui amène de la visite en ville.

«Les hôtels sont pleins. J'ai été obligé de loger des artistes à Beauport», indique M. Verreault. Une étude commandée sur la provenance des gens donnera une meilleure idée dès 2015 du lieu de résidence des participants à la fête.

Le coût de l'événement est défrayé par les commerçants de la Grande Allée, qui investissent cette année 200 000 $, tandis que la Ville y injecte 365 000 $.

Programmation du 31 décembre

20h

DJ

21h à 23h

Musiques et danses traditionnelles, rigodons, reels

et chansons à répondre :

- Alain Lamontagne : contes, harmonica et podorythmie

- Les danseurs de la troupe Les Éclusiers de Lachine

- Les Jarrets Noirs de la Beauce

- Studio Party Time

- Chanteurs et chanteuses invités

23h à 1h

DJ invité : DESTRUCTO

Minuit : Spectacle pyrotechnique

Un baume après un mois austère

Les célébrations du Nouvel An en haute ville mettent un baume sur un mois de décembre difficile pour les hôteliers de la région de Québec. Malheureusement pour eux, la prochaine année ne semble pas vouloir débuter comme 2014 se sera terminée.

«En ce moment, il reste très peu de place dans la région. C'est comme ça depuis quelques jours.» Michelle Doré est présidente de l'Association hôtelière de la région de Québec (AHRQ). Pour elle, le jour de l'An à Québec est devenu, après six ans, une tradition à poursuivre. «Pour demain [le

31 décembre], on est complet depuis longtemps. Cet événement donne le ton pour faire de Québec une ville de festivités. Le monde en parle et plusieurs ont déjà réservé. Par exemple, le Concorde est plein depuis un certain temps», illustre-t-elle.

Elle croit que les hôteliers doivent aussi contribuer à la fête en bonifiant leur offre en cette période particulière de l'année. «Chacun doit augmenter son niveau de service. Il ne faut pas que ça soit comme à l'ordinaire. Il faut y mettre un petit supplément pour souligner le passage à la nouvelle année. Cela peut être une petite attention comme offrir une bouteille de mousseux», soutient Mme Doré.

Mais ce temps de réjouissances ne s'étale malheureusement pas à tout le mois. «Décembre a été difficile. Je ne peux pas l'expliquer. Il y a un comme un climat austère», note la présidente.

«Maintenant, je suis inquiète pour janvier. Je n'ai jamais vu ça», enchaîne-t-elle, à la lumière des plus récents chiffres sur les réservations faites dans les établissements pour le premier mois de l'année. Même la première semaine du Carnaval «ne lève pas» encore tandis que les touristes ont déjà réservé pour les semaines suivantes.

Encore là, incapable d'expliquer la conjoncture qui se dessine. «Je vais faire le tour des hôteliers la semaine prochaine. Je vais avoir une meilleure idée de ce qui se passe. Peut-être que c'est un phénomène attribuable au fait que les gens réservent à la dernière minute», espère-t-elle.

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