Rendez-vous pour les 50 ans de l'unifolié

Il y a 50 ans, Auguste Choquette votait... (Collaboration spéciale Brigitte Lavoie)

Agrandir

Il y a 50 ans, Auguste Choquette votait pour la résolution donnant au Canada son drapeau. Selon lui, tout le pays a un devoir de souvenance le 15 février.

Collaboration spéciale Brigitte Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Lavoie

Collaboration spéciale

Le Soleil

(La Malbaie) Le 15 février 2015, le drapeau du Canada aura 50 ans. Aux premières loges lors du vote de cette résolution au parlement d'Ottawa en 1964, l'ancien député libéral Auguste Choquette souhaite que le pays, et le Québec, se souviennent.

À 82 ans, M. Choquette fait de ce 50e anniversaire de l'unifolié canadien son «dernier dossier politique». En 1964, dans la nuit du 14 au 15 février, ce jeune député libéral votera avec ses collègues pour l'adoption de la résolution «qui faisait de l'unifolié le drapeau distinctif du Canada». Un vote historique, se souvient-il.

Les conservateurs de John Diefenbaker s'y opposaient, désireux de conserver le drapeau de l'Union Jack, de la couronne britannique. «À l'époque, le premier ministre du Canada était Lester B. Pearson - le premier Canadien à avoir gagné le prix Nobel de la paix, en 1957. C'était un grand diplomate et quand il s'était présenté à l'élection de 1963, l'un de ses engagements formels était le drapeau», raconte M. Choquette.

«On avait à cette époque des gouvernements minoritaires. Les sessions étaient plus longues. C'était extraordinaire de pouvoir être en face de cet homme. C'était un cours de science politique à chaud. Il avait l'art de régler les choses qui paraissaient insurmontables... C'était un homme d'une envergure exceptionnelle.»

M. Choquette a vécu ce «moment important» un peu plus de 15 ans après que son père, Fernand Choquette, ancien député québécois, adopte le drapeau du Québec à l'Assemblée nationale. «Ce que je nourris comme souhait, ce qui est matérialisable, selon moi, sans blesser les susceptibilités de trop de gens, c'est ceci : ce serait merveilleux de hisser sur la tour du parlement, à Québec, le drapeau du Canada avec celui du Québec», rêve-t-il tout haut.

Il a donc écrit au premier ministre du Québec, Philippe Couillard, afin de rappeler ce rendez-vous avec l'histoire. Il a aussi demandé une rencontre avec la ministre du Patrimoine, Shelly Glover, à Ottawa. Il veut participer à la cérémonie, avec les autres rares députés de l'époque encore en vie, dont un certain Jean Chrétien... «Le temps d'une cérémonie», M. Choquette aura-t-il son dernier rendez-vous avec l'histoire politique canadienne?

Politiciens de Taché à Choquette

Auguste Choquette est un fédéraliste et le sang libéral coule dans ses veines. Il est issu d'une longue dynastie de politiciens. En fait, son arbre généalogique a grandi avec l'histoire politique canadienne et a ses racines à l'époque d'Étienne-Paschal Taché, qui était à la tête de la Conférence de Québec en 1867. Un arbre généalogique qui compte aussi le dessinateur du parlement du Québec, Eugène-Étienne Taché.

«Cent ans après» que son ancêtre Taché eut participé à la «création législative du pays», M. Choquette était l'un des plus jeunes députés de la Chambre des communes à Ottawa à voter pour la résolution adoptant le drapeau canadien, en 1964. Les sentiments fédéralistes de M. Choquette ont de l'ancienneté. En fait, on pourrait même écrire qu'ils sont génétiques.

«J'entendais parler de ça, dans ma jeunesse, de sir Étienne-Paschal Taché. Il avait assisté à la naissance du Canada, en 1867», se rappelle M. Choquette, qui habite aujourd'hui Pointe-au-Pic, dans Charlevoix. Taché est un ancêtre important de la lignée des Choquette. Il avait présidé la Conférence de Québec, qui avait été «déterminante dans la création du Canada», insiste M. Choquette, qui a participé récemment aux célébrations du 150e anniversaire, en souvenir de son aïeul.

«Je suis né en 1932», raconte M. Choquette, qui a une mémoire phénoménale des dates. «Quand j'étais petit, j'entendais parler de ces choses-là. Sir Taché était comme un personnage mythique. C'était un médecin, un pacificateur.»

Descendant de Louis Joliette, M. Taché comptera dans les générations qui le suivront, par les lignées maternelles, Philippe Auguste Choquette. Cet ancien député libéral, élu en 1887, sera un grand-père mémorable pour le jeune Auguste. Le premier ministre canadien, Wilfrid Laurier (1896 à 1911), était d'ailleurs un collègue et ami de l'aïeul.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer