Noël en famille pour aînés esseulés

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Pascal Fournier de l'association des Petits Frères de Québec.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Une centaine d'aînés en situation d'isolement ont retrouvé le plaisir d'un Noël en famille jeudi midi, à l'occasion du dîner de Noël annuel des Petits Frères de Québec.

«Ce fut un repas merveilleux et une belle occasion de jaser. Un grand succès», lance de son fauteuil roulant Marcelle St-Gelais, 91 ans, à sa sortie du repas de Noël de l'organisme venant en aide aux aînés en situation d'isolement. Ils étaient une centaine, jeudi, de «Vieux Amis», comme les appellent affectueusement les Petits Frères, à sortir de la salle avec un grand sourire. «Si j'avais à leur donner une note, je leur donnerais un 100 %», ajoute Mme St-Gelais, recevant l'approbation des autres aînés autour d'elle.

De quoi faire sourire également le directeur général des Petits Frères Est du Québec, Pascal Fournier. «Il y a plusieurs de nos membres qui, malheureusement, ont hâte que leur vie soit finie parce qu'ils n'ont plus personne autour d'eux», explique-t-il. «C'est tellement gratifiant pour nos bénévoles, des journées comme aujourd'hui. On voit la lumière dans les yeux des aînés. Ils oublient leur malheur quotidien et sont très reconnaissants.»

«On voit que l'on rend service, qu'on les rend heureux juste à être là et à leur parler», souligne pour sa part Sylvie Laprise, bénévole depuis 2002. Elle donne un coup de main à l'organisme chaque année pour les grosses périodes : Noël, Pâques et la St-Jean-Baptiste. Des moments de festivités particulièrement difficiles pour ceux qui n'ont personne autour d'eux pour les partager.

La veille, les bénévoles des Petits Frères avaient déjà visité une soixantaine d'aînés qui ne sont plus en mesure de se rendre au dîner de Noël. L'organisme leur apporte alors de petits cadeaux, mais surtout des gens qui prennent le temps de s'asseoir avec eux. «Les Petits Frères, ça a toujours été les fleurs avant le pain», illustre Pascal Fournier, «on travaille beaucoup en jumelage entre un bénévole et un aîné. On veut bâtir une relation avec lui.»

Briser l'isolement

Briser l'isolement est une mission que se donnent les Petits Frères à l'année, explique le directeur général. «On s'engage à être avec eux jusqu'en fin de vie.»

«On continue à se développer», continue-t-il. «Des gens isolés, il y en a. Mais notre grand défi, c'est les trouver.» Ce sont souvent les travailleurs sociaux qui aident son organisme à élargir son cercle de Vieux Amis.

Le financement est évidemment un autre défi pour les Petits Frères, qui oeuvrent dans différents marchés du Québec, mais également un peu partout dans le monde. «Seulement 3 % de notre budget est gouvernemental», explique Pascal Fournier. Assez pour démarrer des projets, mais pas pour les maintenir.

Ce sont principalement des dons du public et des événements caritatifs qui financent des initiatives comme Naviguons ensemble, où des aînés créent des liens avec de jeunes bénévoles par l'intermédiaire d'une tablette, ou encore de Rêves d'aînés. «Une dame de 86 ans de la région a réalisé un saut en parachute cet automne!»

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