Manifestation contre le dégel entre Cuba et les États-Unis

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Les contestataires, qui brandissaient des drapeaux de Cuba et des États-Unis, se sont rassemblés pour écouter des discours condamnant vertement la décision du président Barack Obama.

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Kristen Wyatt, Christine Armario
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Miami

Des centaines de manifestants, scandant le slogan «Obama, traître», ont déferlé dans les rues du quartier Little Havana, à Miami, samedi, pour contester le début d'un rapprochement diplomatique entre les États-Unis et Cuba.

Les contestataires, qui brandissaient des drapeaux de Cuba et des États-Unis, se sont rassemblés pour écouter des discours condamnant vertement la décision du président Barack Obama.

Certains orateurs ont mis l'accent sur le fait que la communauté cubano-américaine était unie dans cette cause, même si la moyenne d'âge de la foule était relativement élevée. Plusieurs manifestants étaient d'ailleurs déçus de la faible participation au rassemblement.

Le politicien républicain Lincoln Díaz-Balart a déploré devant la foule que M. Obama évoque l'argument «infâme» de vouloir ainsi aider les Cubains.

Cinq femmes tenaient une immense pancarte sur laquelle il était inscrit «Le message d'Obama à Castro: emprisonnez les Américains, prenez vos trois espions et une ambassade».

Les États-Unis ont accepté de libérer trois espions cubains qui avaient infiltré des groupes anti-castristes en Floride, alors que La Havane a accepté de relâcher deux prisonniers, l'entrepreneur américain Alan Gross et un Cubain qui avait espionné pour le gouvernement américain.

Cet échange avait marqué le début du rapprochement entre les deux anciens ennemis.

Les trois espions cubains ont d'ailleurs été applaudis chaleureusement au Parlement, samedi, alors que le président Raul Castro a assuré que ce renouvellement des relations avec les États-Unis ne mettrait pas en péril le système communiste.

«Les gens se disent «nous allons maintenant pouvoir acheter des cigares et du rhum», mais ce n'est pas une décision satisfaisante pour nous (...) Je suis ici pour les Cubains, pour ma famille à Cuba qui ne peut pas manifester», a souligné Armando Merino, âgé de 68 ans, qui est arrivé aux États-Unis de Cuba à 14 ans.

Par le passé, les manifestations anti-castristes étaient fréquentes et même parfois violentes dans le sud de la Floride, qui abrite le bassin le plus important de ressortissants cubains aux États-Unis. Ces rassemblements sont toutefois sont devenus moins importants et plus rares dans les dernières années.

«Je crois qu'il y a beaucoup de gens qui se tiennent en retrait, las (de contester)», a analysé Andy Gomez, un expert de la situation cubaine et retraité de l'Université de Miami.

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