Kalala retrouve sa famille pour Noël

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(Québec) C'est avec soulagement et les larmes aux yeux que Kalala, 31 ans, a accueilli son frère et sa soeur en provenance du Congo jeudi midi, à l'aéroport de Québec. Le voyage de quatre jours a été éprouvant pour Tanisha, 16 ans, et Ezekiel, 17 ans, mais la joie d'être enfin arrivés dans leur pays d'adoption était plus forte que tout.

«Merci beaucoup! Je ne sais pas quoi dire, merci beaucoup!» a lancé Kalala au petit groupe de proches et de bénévoles du Service d'accueil des réfugiés de Québec (SARQ) qui ont applaudi avec enthousiasme ces retrouvailles espérées depuis 10 ans.

On avait apporté des manteaux et des bottes adaptés à l'hiver québécois pour les deux Congolais. De même que de petits cadeaux, comme un pyjama chaud et un ourson, offerts à Tanisha par Andrée Juneau, du SARQ.

«Les cadeaux, ils vont en avoir, mais moi, j'ai déjà mon cadeau. Le cadeau que j'ai, c'est leur arrivée», a commenté Kalala.

Après avoir échappé aux curieux et aux journalistes, le clan familial s'est regroupé pour réciter une prière en swahili, la seule langue parlée par les deux adolescents.

Deux visites

Depuis qu'il est arrivé au Québec, en 2001, Eunnick Josué Kakudji, que tous surnomment «Kalala», a vu son frère et sa soeur seulement deux fois. Il s'est rendu en Afrique en 2010 pour prendre soin de sa soeur à l'hôpital, et le mois dernier, pour régler les derniers papiers administratifs. «Toutes ces années, ils étaient comme mes enfants, je devais m'occuper de tout pour eux, mais à distance. C'était pas facile», raconte-t-il.

Ezekiel dormira pour l'instant dans le logement de trois pièces et demie de Kalala dans Limoilou, tandis que Tanisha sera hébergée par une autre famille africaine de Québec, le temps que l'on trouve un appartement assez grand pour réunir tout le monde.

«Il en manque un»

Tout le monde, incluant éventuellement leur frère Jean-Patrice, 24 ans, qui est resté en Afrique parce qu'il a passé l'âge pour être admissible au programme de réunification familiale du Québec. Sauf qu'il y a de l'espoir. Kalala a appris lundi que le gouvernement québécois allait faciliter les démarches pour que tous les membres de sa famille - qui n'ont pas été emportés par la guerre - soient enfin réunis. «Il en manque un. J'aimerais aussi qu'il soit là», lance-t-il. Ce ne sera pas pour ce Noël, mais peut-être le prochain.

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