La SPA de Québec pourrait déménager sur les lieux de l'ancien zoo

Les petites bêtes aidées par la SPA auront... (Photothèque Le Soleil)

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Les petites bêtes aidées par la SPA auront un nouveau domicile, alors que l'organisme qui se dit à l'étroit sur l'avenue Galilée se retrouvera sur les lieux de l'ancien jardin zoologique dans Charlesbourg.

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(Québec) La Ville de Québec voit grand pour le confort des pitous et des minous abandonnés. L'administration Labeaume envisage de construire à l'ancien zoo de Charlesbourg de nouveaux locaux pour la SPA de Québec. Coût de l'investissement: plus de 5 millions $.

Ce n'est toutefois pas demain la veille que les employés de la SPA de Québec et leurs bénéficiaires à quatre pattes pourront fouler le sol des nouvelles installations.

Mais les négociations sont en cours, a confirmé jeudi le conseiller Patrick Voyer qui aimerait voir le projet prendre forme d'ici deux ans et demi.

«On est quand même déjà avancé. Au cours des derniers mois, on a fait une bonne analyse des besoins de chacun», a dit l'élu qui est notamment responsable du dossier des animaux domestiques.

Le projet, dit-il, viendrait combler un besoin pour les petites bêtes et serait une façon d'aider la SPA, qui gère les animaux errants sur le territoire de Québec. Depuis plusieurs années, l'organisme plaide qu'elle est à l'étroit dans ses locaux jugés désuets de l'avenue Galilée.

«Ça fait partie d'une stratégie globale qui dit ce qu'on peut faire pour les animaux. Et pour aider la SPA», a poursuivi M. Voyer pour qui l'éventuel «centre animalier» serait plus qu'un refuge pour chiens et chats.

«On ne veut pas juste dire qu'on fait une fourrière», a dit le conseiller selon qui les installations contiendraient aussi un bloc opératoire, une salle de quarantaine et un parc à chiens.

Une façon, aussi, de garder des animaux sur le site qui a été un zoo pendant tant d'années. «Ce qu'on veut faire est d'acheter ces bâtiments-là, être capables de le revitaliser et de garder la vocation animalière.»

Le budget prévu pour le projet au programme triennal d'immobilisations (PTI) 2015-2017 est de 4,1 millions $, dont 3 millions $ pour la construction et 1,1 million$ pour l'acquisition du terrain. «Ce budget correspond à la part Ville du projet en partenariat avec la SPA», peut-on lire dans le document budgétaire analysé en comité plénier jeudi.

Une somme additionnelle de 950000 $ correspond au montant nécessaire pour «l'acquisition et le réaménagement d'un garage inclus dans la portion de site négociée par la Ville avec la SEPAQ», peut-on aussi lire.

Dans ses deux derniers PTI, la Ville de Québec avait budgété 1 million $ pour aider la SPA à se doter de nouveaux locaux. Mais le projet ne s'est jamais concrétisé, car l'organisme d'aide aux animaux devait contribuer pour une large part en financement autonome. Et une campagne pour récolter le reste pour un projet évalué à 10 millions $ à l'époque s'est avérée difficile, voire impossible.

À la SPA, le directeur Denys Pelletier, qui a confirmé que des négociations sont en cours avec la Ville, s'est réjoui de ce projet. «On est très contents de voir qu'il y a une volonté de la part de la Ville et voir que comme nous il y a un intérêt pour le bien-être animal.»

Mais M. Pelletier reste prudent, sachant qu'une telle contribution nécessitera une part de financement privé qui, encore là, ne sera pas nécessairement évidente à dénicher. «Il reste beaucoup de choses avant que ça se réalise», a-t-il dit.

«Une Cadillac», dit Guérette

Du côté de l'opposition, le chef Paul Shoiry a critiqué sévèrement l'investissement prévu par la Ville.

«C'est un projet énorme, un projet d'envergure, on trouve que ce n'est pas justifié de mettre 5 millions $ là-dedans. Il y a bien d'autres priorités. On a tellement de demandes. Ce projet-là n'a pas de bon sens», a-t-il tranché. «On est estomaqués. À première vue, on pourrait peut-être faire autant avec moins. On est surpris du montant. On se donne la Cadillac et on ne comprend pas pourquoi on ne pourrait pas se donner la Toyota Corolla», a pour sa part illustré la conseillère Anne Guérette.

Cohabitation avec d'autres projets

Le projet d'installer la SPA sur une partie des terrains de l'ancien zoo de Québec ne serait pas en opposition avec les projets de développement de la SEPAQ, qui a lancé il y a quelques mois un appel d'offres pour les terrains du zoo fermé en 2006.

En novembre, Le Soleil révélait que trois des sept promoteurs qui ont déposé une proposition pour exploiter les 160 000 mètres carrés de verdure ont été retenus. Le choix du ou des gagnants ne sera pas connu avant 2015. Les propositions étaient l'Hôtel de Glace, une cité thématique sur l'eau et un parc de divertissement. Jeudi, le conseiller municipal Patrick Voyer a dit que deux projets pourraient cohabiter. «Dans les prochains mois, on va savoir ce qu'ils vont faire avec les propositions. Ça, c'est leurs affaires. Nous, ce dont on a besoin, est d'une petite partie, une ou deux bâtisses.»

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