Québec prend du poids... démographique

La ville-centre de Québec a grossi à quelque... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

La ville-centre de Québec a grossi à quelque 570 400 résidents dans la dernière année.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) La population de la capitale croît encore. Merci aux immigrants internationaux et aux expatriés des autres régions québécoises.

Ainsi, la grande région de la Capitale-Nationale prend du poids avec environ 725 100 habitants recensés au 1er juillet dernier, nous apprend le tout chaud Bilan démographique du Québec publié mardi par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ). La croissance est même plus vive que la moyenne nationale.

Les secteurs de Charlevoix et de L'Île-d'Orléans, qui font partie de la région administrative, poursuivent toutefois leur décroissance entamée il y a au moins une quinzaine d'années.

Mais la ville-centre grossit à quelque 570 400 résidents. Tout près, la Côte-de-Beaupré, la Jacques-Cartier et Portneuf aident aussi à la crue.

Et qui sont-ils ces quelques milliers d'habitants de plus apparus sur le radar démographique en 2013-2014? Il y a toujours les naissances, plus nombreuses que les décès, responsables du tiers de la hausse, note la démographe Chantal Girard, de l'ISQ. La Capitale-Nationale a été une région où le boum des bébés a été le plus marqué depuis le milieu des années 2000.

L'indice de fécondité est toutefois moins élevé à Québec que la moyenne, l'âge médian (43 ans) est plus élevé que la moyenne, le pourcentage de jeunes est plus faible que la moyenne et la cohorte des plus de 65 ans est plus grande que la moyenne. On l'a déjà dit, la capitale vieillit vite.

Résidents d'autres régions

Il faut donc regarder ailleurs pour expliquer les deux tiers de la croissance manquants. Aussi, la ville de Québec attire un bon nombre de résidents d'autres régions. «Ces gains se concentrent chez les 15-24 ans, qui sont notamment attirés par les établissements d'enseignement postsecondaires», lit-on dans le volumineux rapport. Plusieurs repartent après quelques années mais, bon an, mal an, le solde est positif de quelques milliers de têtes de plus dans la région.

Et il y a les immigrants, qui comptent pour le dernier tiers. Québec n'est pas un aimant capable de rivaliser avec la métropole, convient Mme Girard. «Montréal déclasse tout le monde de loin, loin, loin.» Côté immigration, la ville de Denis Coderre est dans une catégorie à part : 63 % des nouveaux venus s'y installent. En fait, la capitale n'est pas dans la course pour le podium, la Montérégie et Laval attirant bien plus de Québécois d'adoption. Le royaume de Régis Labeaume séduit néanmoins environ 5,5 % des arrivants, ce qui l'aide à maintenir sa croissance démographique. En quatre ans, près de 11 000 étrangers se sont ainsi installés à demeure avec nous.

Sur l'autre rive, en Chaudière-Appalaches, la population a aussi augmenté au cours de la dernière année. Mais moitié moins vite que dans la capitale. Les voisins du sud sont maintenant 418 700, plus ou moins. Mais plusieurs secteurs ruraux sont en lente décroissance. Lévis, la Nouvelle-Beauce, Beauce-Sartignan et Lotbinière tirent toutefois les statistiques vers le haut, la population y étant en croissance marquée.

***

Population totale

Le Québec regroupe aujourd'hui plus de 8,2 millions d'habitants; 63 000 de plus en un an. Mais la croissance ralentit rapidement. Beaucoup parce que bon nombre d'entre nous partent vers l'Ouest, vers l'Alberta et l'Ontario, explique la démographe Chantal Girard, de l'Institut de la statistique du Québec.

Le solde migratoire interprovincial est «déficitaire». Quelque 13 100 compatriotes sont partis.

«C'est le pire solde depuis 1998. Les pertes s'amplifient.»

L'immigration et les naissances ne peuvent tout compenser.

***

Vieux, les messieurs!

Les hommes courent derrière les femmes... avec une canne! «L'augmentation de l'espérance de vie des hommes est plus rapide que celle des femmes», note la démographe Chantal Girard, de l'Institut de la statistique du Québec. «L'écart entre les deux se réduit.» Messieurs, le seuil des 80 ans d'espérance de vie est franchi. Bon, c'est 24 ans plus tard que les femmes, mais le seuil est franchi. Il ne reste que quatre années à rattraper. Les dames vivent en moyenne jusqu'à 84 ans.

***

Mariage

«Ça fait longtemps qu'on ne se marie plus», balance la démographe Chantal Girard. Pas même le tiers des Québécois convoleront avant leur 50e anniversaire. Une tendance toutefois : «Ce qui change, c'est devant qui les gens se marient».

De plus en plus, l'union est célébrée par une «personne désignée», souvent un proche.

Mère dans la trentaine

Pour la première fois au Québec, la fécondité des femmes de 30-34 ans dépasse «légèrement» celle des femmes de 25-29 ans. C'est une tendance, avoir ses enfants plus tard. Le taux de fécondité poursuit cependant sa baisse subtile. Il est à 1,7 enfant par femme. En 2013, le Québec a vu naître 88 600 bébés.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer