Des groupes en aide aux démunis réclament le soutien du gouvernement

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«On veut réveiller M. Blais qui nous sous-finance», clamaient les manifestants.

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(Québec) Des représentants des groupes de défense des droits des vulnérables ont forcé l'entrée du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, ce matin, afin de réclamer un rehaussement de leur financement. En cette ère d'austérité budgétaire, les besoins iraient croissants.

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Prévenus, les agents de sécurité avaient verrouillé toutes les portes du bâtiment de la rue Saint-Amable. Un petit groupe de manifestants a néanmoins réussi à s'introduire et a permis à la vingtaine d'autres militants bloqués à l'extérieur de s'installer dans le hall.

Le Soleil, Patrice Laroche

Prévenus, les agents de sécurité avaient verrouillé toutes les portes du bâtiment de la rue Saint-Amable. Un petit groupe de manifestants a néanmoins réussi à s'introduire et a permis à la vingtaine d'autres militants bloqués à l'extérieur de s'installer dans le hall. Ils y ont été fort bruyants dans l'espoir d'être entendus par les membres du cabinet du ministre François Blais.

«On veut réveiller M. Blais qui nous sous-finance», a lancé Nicole Dionne, coordonnatrice du Bureau d'animation information logement (BAIL). «On est ici pour réclamer notre dû.»

Dans le groupe, on reconnaissait notamment des représentants des comités de citoyens des quartiers Saint-Jean-Baptiste et Saint-Sauveur, de la Ligue des droits et liberté, du Regroupement des femmes sans emploi du nord de Québec (ROSE du Nord) et de l'Association pour la défense des droits sociaux. Ils ont clamé : «L'austérité, c'est assez!»

Au dire de Nicole Dionne, le financement étatique versé à ces organismes communautaires ne couvre pas la moitié de leurs besoins. «Et ça fait plus de six ans que les groupes n'ont pas été indexés.»

Sans un financement adéquat, plusieurs pourraient devoir couper des postes, regrette-t-elle. Les services aux démunis, aux vulnérables, écoperont. «Si on existe et qu'on est tant débordés, c'est parce que le gouvernement ne fait pas son travail.»

La manifestation d'aujourd'hui était une action éclair. D'autres interventions du genre ont eu lieu ailleurs au Québec. Les militants promettent de maintenir la pression «tant que nous n'aurons pas obtenu notre financement».

Les policiers sont arrivés rapidement, en nombre important, ce matin. Ils ont rapidement dispersé la troupe en menaçant de distribuer des «tickets».

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