Anglicismes: Labeaume veut partir en croisade avec Michaëlle Jean

Michaëlle Jean, la nouvelle secrétaire générale de l'Organisation... (La Presse Canadienne)

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Michaëlle Jean, la nouvelle secrétaire générale de l'Organisation internationale de la francophonie

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(Bruxelles) Le maire Régis Labeaume a un programme pour Michaëlle Jean, la nouvelle secrétaire générale de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) : le rejoindre dans sa croisade contre l'utilisation d'anglicismes en France.

«Y a-t-il quelqu'un qui va commencer à le dire que l'usage de l'anglais et des anglicismes en France, ça n'a aucun bon sens? Y a-t-il quelqu'un qui va commencer à en parler? Ça devrait pas être l'Organisation internationale francophone qui parle de ça? Moi, je répète toujours : on se bat pour garder notre langue et notre culture alors qu'en France, qui devrait être un exemple pour nous autres, tabarouette ça empire d'année en année», a lancé le maire, lundi, depuis Bruxelles où il est en mission cette semaine.

Au fil de ses voyages en France, le maire Labeaume a régulièrement fait des sorties contre la prolifération de termes anglais qui s'incrustent dans le langage courant des Français.

«Nous, on se force pour trouver le bon mot français tout le temps. [...] Des fois, j'ai l'impression qu'on est les seuls à se préoccuper de la qualité de la langue française», disait lundi l'élu québécois, avançant l'hypothèse que les francophones d'Europe n'ont pas le sentiment que leur langue est menacée.

Or selon M. Labeaume, c'est bel et bien le cas. Il souhaite donc «que la francophonie se réveille, qu'elle se rappelle ce pour quoi elle existe». S'il n'est pas contre l'idée d'une francophonie économique et sociale, le politicien estime qu'elle doit être culturelle avant tout, sous peine qu'il n'y ait plus de francophonie du tout. 

Le maire de Québec réclame donc un plan d'attaque à Michaëlle Jean, qu'il sensibilisera à sa cause dès qu'il la rencontrera. Il reconnaît que pour elle, «c'est délicat parce que c'est la France qui paie 60 % du budget» de l'OIF, mais il croit qu'«elle a le droit de commencer à émettre des doutes, à poser des questions». «Il faut que ça brasse un peu, donner de l'utilité aux choses», soupire-t-il, se disant prêt à «faire des tâches» pour que le dossier avance.

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