Michaëlle Jean à la Francophonie: les pays africains «à rassurer»

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Nombre de diplomates se sont opposés à la candidature de Michaëlle Jean, plaidant que le dirigeant de l'OIF devait être africain.

La Presse Canadienne, Sean Kilpatrick

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(Québec) Les gouvernements du Québec et du Canada devront rapidement appuyer Michaëlle Jean dans son mandat de secrétaire à la Francophonie, prévient Richard Marcoux, directeur de l'Observatoire démographique et statistique de l'espace francophone.

Joint par Le Soleil à Dakar où il participait au Sommet de la Francophonie, le professeur de l'Université Laval n'a pas caché que la victoire de l'ex-gouverneure générale du Canada était en soi «une surprise» en Afrique. «Tout le monde croyait qu'on allait privilégier une candidature africaine.»

Si le triomphe de Mme Jean est une «victoire pour la diplomatie québécoise et la diplomatie canadienne», il estime que la nouvelle numéro un de l'Organisation mondiale de la Francophonie (OIF) devra rapidement rassurer les États africains. «L'Afrique sort de là [l'élection] divisée. Ça risque de laisser des traces.»

Nombre de diplomates se sont opposés à la candidature de Mme Jean, plaidant que le dirigeant de l'OIF devait être africain.

Devant cette opération de relations publiques qui l'attend, Michaëlle Jean aura besoin des délégations qui l'ont appuyée, soutient M. Marcoux. «C'est un travail phénoménal qui a été fait par les délégués du Québec et du Canada, affirme l'expert. [...] Mais maintenant, il va vraiment falloir que les pays qui ont appuyé Michaëlle Jean envoient un message à long terme que l'Afrique va demeurer la priorité. Le Québec et le Canada doivent s'assurer que l'Afrique soit au centre des enjeux de la Francophonie.»

Ces appuis peuvent se traduire par «des investissements, de l'aide publique au développement, appuyer des initiatives». L'enjeu de l'éducation doit selon lui demeurer fondamental.

Dans une entrevue accordée au Soleil lors du dépôt de sa candidature en juin, Michaëlle Jean souhaitait mettre de l'avant le développement économique des pays africains.

Une avenue qu'endosse Richard Marcoux. «Moi, je crois assez à cette Francophonie économique. Favoriser les échanges, des facilités dans les échanges de produit, faciliter la circulation des individus dans les pays membres.»

Et le travail doit commencer dès maintenant, plaide le sociologue.

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